Grcg. Nyss. Antirrh. cal
2. Ibid. C. 5 : &vr,Tr,v toj /iC-jr/t-j^Ji U(2Û T/jv dzàr/izv., /.où oùyi rù kj^ p'ATZvjbi ri 6f,-jy.i.
1, 14 : « EL le Verbe s'est fait chair » ; ainsi le Logos avait pris seulement un corps, mais non une âme. Du passage de l'épître à Pliil. 11, 7, ils concluaient que le Logos était simplement devenu semlilable à l'homme. Ou Lien ils se prévalaient du principe philosophique que deux êtres parlaitement complets et séparés ne pouvaient former un être unique, ce qui s'appliquait particulièrement au Logos et à l'àme humaine (Sî-o -ziltiu. h yevidOat où Sûv«Tat)^ D'après le récit de saint Grégoire de Kazianze-, ils ont dit aussi que le seul et même corps ne pouvait contenir deux principes spirituels comme supports de la personnalité ; en quoi ils oubliaient que la doctrine de l'Eglise ne connaissait pas plus deux principes dans un seul corps que deux êtres absolument parfaits dans le même Christ j Apollinaire s'essaie aussi à démontrer, chez saint Grégoire de Nysse^, qu'en admettant un voj? humain auprès du Logos, on établissait deux personnes (Sii/o r'/;70J7ra)dansle Christ. Enfin ils voulaient démontrer leur opinion en prétendant que l'âme humaine, étant le principe du mal et du péché, était à cause de cela réfraclaire à une union si intime avec le Logos divin*. Si la nature humaine avait été, disaient-ils, complète dans le Christ, il y aurait dû avoir en lui lutte avec le péché ".
2. A côté de ces erreurs relatives à l'âme de Jésus, il devait se produire d'autres opinions erronées sur le corps du Seigneur. L'âme humaine formant le trait d'union, l'élément intermédiaire entre le Logos et le corps, dès qu'on la délaissait, il se produisait un vide qui ne pouvait être comblé qu'en rapprochant d'une autre façon les deux termes extrêmes. On faisait du corps du Seigneur un corps céleste et éternel, ou bien on soutenait tout arbitrairement qu'il avait été consubstantiel au Logos. C'est ce que nous appren-
1. Athan. C. Apoll. I, 2- — 2. Ep. 101 ad Cled. (éd. Maur. 11, 88).