Anliirh. c. Apoll. c
4. Athun. C. Apoll. I, 2 : "Orriv -/Kp ziy.itoi «vô^î&jtts;, k/M xxi «y.'xprtx.
5. Cf. A. Mai, Coll. Nov. 7,203 : ASJvaTOv yà/s S'jo voipù, xai 6î/r,Ttxù iv zii i/*e» xy.TOty.siv, i-/c/. fir, tc irepciv y.y.TÔ. tsCi irepou ôani7Tpc(rslr,iKi Stà. Tf,i 4<'xs(«î 6iJT,7SUi xai i-jepytiui.
lient saint Alhanase', saint Grégoire- et Epiphane\ Toutes ces opinions aboutissaient à nier la maternité de Marie et à renouveler l'erreur de Valentin, à savoir que le Logos était passé à travers le sein de la Sainte Vierge comme à travers un canaP. La virginité de Marie ne pouvait pas davantage après la naissance du Seigneur garder sa dignité chez les Apollinaristes, puisqu'ils lui avaient pris la haute dignité de la maternité.
Ils ont été accusés en outre par saint Epiphane d'opinions millénaristes. Pour le reste, ils semblent avoir enseigné les idées orthodoxes, quoique saint Grégoire de Nazianze^ leur reproche encore d'avoir soutenu sur la divine Trinité des opinions inconvenantes. iVinsi ils auraient comparé le Père, le Fils et le Saint-Esprit ou soleil, au rayon et à l'éclat lumineux et enseigné une subordination du Fils et du Saint- Esprit. Sans doute cette comparaison se trouve aussi chez les Pères orthodoxes, sans qu'ils puissent être accusés de subordinatianisme, mais Apollinaire était sans doute par sa christologie acculé à des erreurs antitrinitaires. Car comnif^nt pouvait-il l'aire soufirir le Logos dans le Christ et le faire entrer dans tous les états des corps, alors qu'il lui attribuait même un corps éternel et ne le tenait pas pour consubstantiel au Père"? Il prétendait cependant vouloir s'en tenir absolument au symbole de Nicée.
3. La doctrine erronée d'Apollinaire a été traitée avec une particulière laveur chez les protestants ; non seulement on lui a prêté des vues ou des tendances panthéistiques ; on lui a même trouvé, non sans quelque fondement, une certaine parenté avec la doctrine luthérienne de la justification. Pour ce qui est du Panthéisme^, il est évident qu'Apollinaire
1. C. Apoll. I, 2 : rioTi //.£v KZTiTTîv /.'A ir.o'jpry.-jio-j /r/ovrs; to> ~o\j }i.pt7T0Ù
2. Ep. 101. — 3. Haer. 70. — 4. Greg. Ayss. Antirrh. c 24. — 5. Ep. 101, 16, p. 92 (éd. Matif.). — 6. Greg. Nyss. Antirrh. c. 24( 26.
3. Bmir{l)iechristlicheLehreronderDn'inigkeil, I. g 582,i donne comme l'idée principale de l'Apollinarisme la doctrine d'une immanente unité de Dieu et de l'homme qui excluait toute autre union simplement extérieure se produisant dans le temps.
42ff HISTOIRE DES DOGMES
n'avait jamais eu, à ses débuts, de pareilles idées en cosmologie ; seulement ses doctrines christologiques l'amenèrent à soutenir que le Christ était un être corporel ; et de cette opinion on pouvait en tout cas en arriver à entendre qu'il avait fait de la matière et du corps un élément de l'essence divine et que, si l'essence divine ne s'était pas développée, pour ainsi dire, en matière et corps, elle avait formé un tout composé avec la matière qui y entrait, comme un second élément également absolu. « Déjà auparavant, dit Apollinaire', l'homme-Christ a existé non comme si l'esprit, c'està-dire Dieu, était quelque chose de distinct de lui, mais parce que le Seigneur dans la nature de l'Homme-Dieu était l'esprit divin ». Il ne prétend pas sans doute par ces paroles faire produire le corps du Seigneur avec une âme sensitive inférieure dans le sein de la Vierge, mais faire de ce corps unmoment éternel et absolu du Logos divin et de l'esprit, et il allègue en faveur de cette idée les paroles du symbole de Nicée : « qui est descendu du ciel et s'est fait chair (è? o-jpmoû xocraSi-j-x y.xi (7«oxw9ïvTa) )) OU Ics parolcs de saiut Jean, III, 13, « le Fils de l'homme qui est descendu du ciel » ou I Gorinth., 15, 45, 47, où le Christ est appelé le second Adam, l'homme spirituel, parce que le Logos divin a fait, chez lui, fonction d'âme.
Le sens de ces paroles vient donc tout simplement à dire, dit saint Grégoire de Nysse ^, que celui qui par la sainte Vierge s'est manifesté dans la chair a été, avant toutes choses créées, non seulement par sa nature éternelle et divine, comme nous le croyons tous, mais aussi par sa chair. Quand ils disent que le corps a toujours été en lui, ils doivent aussi soutenir que Dieu était matière et chair -^ « Et si, comme dit Apollinaire, l'Incarnation n'a pas pris son commencement en Marie, mais a existé avant Abraham et avant la création de
t. SiàeGreg. Nyss. Anlirrh. 12 : Ka« ■npTjTrùp'/u, fK^iv, à «vfl^ûjrsî XjOirrôi oiiy( i>i iTspo'j iivTOi nxp' odj-àv To'j rivi'v^uars;, ryjrim tsû flci'j • «À*' wç rsù Iv-ioi3j h Tfi mû ©eoO à:SpoiTfo\) pÙTSc diiOM Ilvej^uofro; oïts;. — 2. AHtirrll, C 13.