Ibid.c
RÉFUTATION DE L'APOLLINARISME 435
que, dans la naissance et dans la formation de l'homme, la divinité éternelle et supérieure à tous les temps n'avait pas besoin d'être engendrée, mais était néanmoins devenue une seule chose avec lui et à cause de cela était née en même temps que lui ; ainsi la divinité n'avait nul besoin de ressusciter, puisqu'elle n'était pas morte ; cependant elle n'en ressuscite pas moins en celui qui revient à la vie par le fait de la puissance divine, car c'est elle qui a rappelé à elle-même celui qui était tombé.
Saint Grégoire de Nazianze explique à Apollinaire que la doctrine orthodoxe contenait sur la personne du Seigneur ce qu'il s'amusait à chercher sur un chemin détourné : à savoir l'unité de la personne : « Quiconque a enseigné là deux fils, l'un de Dieu le Père, l'autre de la mère, qui ne constitueraient pas un seul et même fils, celui-là perd le titre de fils qui est promis aux vrais croyants. Quoiqu'il y ait deux natures, Dieu et l'homme, qui sont composées de corps et d'âme, il n'y a pas cependant deux fils ou deux dieux... Autre chose est la divinité, autre chose l'humanité qui, les deux, constituent le même Sauveur ; il n'y en a pas un d'un côté et un autre de l'autre^ ». Il montre encore ici comment les choses se passent bien à l'inverse, dans la divine Trinité ; là, en eâ"et, il faut enseigner l'unité et l'identité de l'essence et la Trinité des personnes tout en se tenant en garde contre une interprétation paulianistique du dogme, car dans le Christ la nature humaine ne peut pas être simplement éclairée par le Logos, comme chez les Prophètes ; elle doit être unie par sa nature (y.a.zo-j'jivy) au Logos, à tel point que le corps ne peut jamais, pas même dans la mort, être séparée du Logos"-.
L'objection des Apollinaristes, à savoir qu'un seul et
1. Greg. Naz. Ep. 101 (éd. Maur.j p. 85 : Eirt; ctVa/£i SOo ui'yji evy. /^h tov
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