‹ Histoire des dogmes (volume 5)Chapitre 77 sur 166 · Greg. Nyss. Antirrh. c · texte numérisé non relu

Greg. Nyss. Antirrh. c

3. Ibid. c. 35: Karà Ss Tr,v T7X)(xj^sps7Tépixv tou àvOpûtno'j TOfxrjv, xaOw,o'tTToXXoi St«£00'j(T£v, s^i'ii/Pri'jLîy èz vospi; -^u/ij; XKt trcôpiKTo; sivott T/jv toO àvôjOwTTOu crùaTafTtv ôfxoÀoyoOvTê; .

CHRISTOLOGIE ET SOTÉRIOLOGIE 447

prendre la défense de ce point de doctrine ne laissent aucun doute sur leur pensée à cet égard. Tel est en dehors de ceux que nous avons vus, le cas de saint Basile. Si le Sauveur voulait lever la malédiction qui pesait sur le corps humain etle délivrer des suites du péché originel il fallait, pense-t-il, qu'il prit un corps consubstantiel au nôtre, qui fût en étroite union avec la race d'Adam ; Marie devait être vraie et propre mère du Sauveur* ; Il était également nécessaire qu'il s'unît à lui-même une âme humaine véritable, complète. C'est pourquoi le même Père fait ressortir un à un les divers éléments de la nature humaine du Seigneur, tout d'abord, le corps et ses propriétés de nature matérielle, ensuite les affections d'un corps animé qui sont aussi communes aux animaux, et enfin, les affections de l'âme qui emploie le corps et le dirige en liberté seuls ; les états qui dérivent du péché devaient en être exclus^.

2. Apollinaire avait prétendu, par son erreur, sauvegarder l'unité de la personne du Christ. Cependant les Pères de l'Eglise admettaient bien cette unité dans la forme où elle se trouve exprimée chez les Pères, mais sans porter atteinte à l'intégrité de la nature divine ou humaine. (( Du reste en tout ceci, dit saint Basile, nous n'admettons pas deux êtres : un Dieu d'un côté, un homme de l'autre (car il n'y en a eu qu'un) mais avec notre intelligence, nous distinguons la nature de chacun d'eux, car Pierre (I. Ep. IV, 1) n'a pas pensé à deux êtres, quand il a dit : « Christus passus est pro nohis carne ».

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