Adv. Eun. IV, 293 (éd. Maur
2. Greg. Nuz. Orat. 2, 23 : ToOto r, xsvuOûja. Osdzrn' roùro »i ■npo'7)r,f6st7x cdol' TSÙTS r, xufjr, fMt^ii, Qsôi /.où K-jOpuTTOiy '■"' £5 ùfj.j.cîv,y.ai Si' tvii ùjUL^orspex.' ëi« zcjto &sài ay.py.i Six ftiijr,^ ^'-'/^'?? Kvsx.pciiOr,, xa« a'jMsSiOr, rv. Sutt&'o. xf, TT/bÔj àfx^tit toj /xmjtiùvjroç, oixtiOTriTi' xxi TTavra ÙTrkp ircivzuv r./.ôsv ei; sv, xaî ùnip ivài Tiù TTpoTràropoi' i) ip\jyjr, Sià. rr,v TttxpixxotJ<ja.7KV, r, sà.p^ Sià. rr,v ùnoi/pyrjvoiauv xoù o-'jyxaraxoiôsiïav y; /xh ipx/yfi-j, r, Si ac/.pxv.' é ^ipisrài Stce. ràv XSv.fj. rov yivo^uêvov otto Ti;v âuwcnav, o x.ptiTTU-u ùfj.<x.pTia.i xui i!i^»!/o't«co;.
CHRISTOLOGIE ET SOTÉRIOLOGIE 449
est opposé au premier. Pour la désignation des natures le saint docteur emploie également le genre neutre. Le Christ est deux choses par une seule personne {iayÔTspx Stà hoi) c'est-à-dire que l'un des deux êtres ou la personne de l'Homme-Dieu est le principe personnel et en même temps la base (Sti) de deux natures. Des Pères postérieurs comme saint Cyrille et même saint Sophronius, qui vivait pourtant après les controverses monophysiles, parlent de la même manière d'un être et de deux dans le Christ, pour désigner l'unité de la personne et la dualité de la nature.
Que cette explication soit la Lonne, cela résulte des propres paroles de saint Grégoire quand il dit ailleurs' : « II s'est dépouillé de ce qu'il était ; il a pris ce qu'il n'é tait pas ; il n'est pas devenu deux (où Sûo c'est-à-dire deux personnes) mais il a entrepris de devenir de deux êlres un seul. Dieu est dune deux êtres, celui qui reçoit et celui qui est pris, c deux natures qui se réunissent en une, mais non pas deux fils ». L'un des deux êtres est donc, d'après saint Grégoire, l'Homme-Dieu en tant qu'une personne unique, et cette personne unique est le Logos divin qui a pris la nature humaine dans le temps et se l'est unie si intimement que d'après les paroles du saint docteur même ce qui a été pris, à savoir la nature humaine, peut être appelé Dieu.
Saint Grégoire de Nysse défend la doctrine orthodoxe contre l'objection d'Eunomius qui lui faisait le reproche d'établir deux Chrisls, un Logos divin et un homme Jésus. « Comme on nous calomnie, quand on prétend que nous introduisons deux Christs, nous qui disons de celui qui a été élevé du milieu de la souffrance, qu'il est devenu notre Seigneur et Sauveur par l'union avec le véritable Seigneur et Sauveur (c'est-à-dire le Logos divin), nous qui savons par la foi que la nature humaine reste toujours immuablement la même 1 La chair est en soi certes ce que notre
1. Greg. Naz. Orat. 37, 2 : Où 5Jo vjvc'/^vîs, à.'/' iv « tSv Sj-j •jivi-:Qv.i mv-iyp-
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raison et notre sens en connaît, mais unie avec la divinité {ù'juxfxtOû'ru Tzphi Tûv Osîov) elle ne subsiste plus dans toutes ses propriétés, mais est introduite dans ce qui détient le premier rang et exerce la domination. Mais la différence des propriétés de la chair et de la divinité reste invariable aussi longtemps que chacune d'elle n'est envisagée qu'en elle-même, comme quand on dit : le Logos était avant tous les temps, la chair est venue dans les derniers temps* ». Dans ce qui suit, le saint Docteur rejette expressément la transformation d'une nature en l'autre et signale la communicatio idiomatum comme une erreur quand on prétend attribuer la passibilité à la divinité ou à la nature humaine in absiracto la puissance de faire des miracles ou l'éternité. L'union du divin et de l'humain dans le Christ exclut en effet toute transformation. Le mélange (àvixoadi;') qu'il admet n'est pas un mélange au sens d'Eutychès.
C'est une union en une seule personne qui, d'après lui, s'est bien réalisée dans le Christ, et c'est pour cela que les opérations humaines peuvent dans la vie du Seigneur être attribuées aussi au Fils de Dieu, parce que c'est lui qui les a relativement provoquées en sa qualité de principe personnel de la nature humaine, qu'il a prise en lui-même. « De même qu'il ne convient pas d'attribuer les qualités de la chair au Logos qui était au commencement, de même il est impossible d'admettre dans la nature de la chair les attributs de la divinité. Mais parce que les qualificatifs que la sainte Ecriture donne au Seigneur sont mêlés d'élévation et de bassesse et de traits propres à Dieu, nous unissons réciproquement les diverses notions, en attribuant l'humain à l'élément humain, le divin au divin, et nous disons qu'il est, en tant que Fils de Dieu, impassible et immuable. Et, quand une souffrance ou une affection lui est attribuée dans l'Evangile, il la subit dans la nature humaine qui est soumise à des souffrances-. » C'estpar l'éner-