De Spir. s. VIII
3. Hom. in Ps. 48, c. 4 : 'A/À' sùpid/i h éfxoû ndvroiv «vtf,9<ii7rwv dcTXîJsv, i
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CHRISTOLOGIE ET SOTÉRIOLOGIE 455
d'être racheté, parce qu'il était Dieu et homme tout ensemble et ne connaissait pas le péché. Ici la mort du Seigneur est considérée en Dieu comme un sacrifice et certes comme un sacrifice représentatif ou comme une rançon {i-jzillxytj.y.) * pour tous, rançon qui a détruit le péché et réalisé notre délivrance de la servitude du démon. Mais saint Basile ne nous laisse pas ignorer à qui le Sauveur a payé cette rançon et à qui il a offert cette victoire. En Dieu il a opéré la réconciliation de tous et c'est pour cela que c'est à lui même que la rançon a été payée pour que la domination de notre méchant ennemi fût détruite.
Mais dans le texte il est fait mention d'une conception particulière de la rançon qui fut payée au démon pour qu'il abandonnât les hommes qu'il tenait enchaînés. Cette conception qui apparaît pour la première fois dans Origène reparaît chez saint Basile. Dans l'homélie citée il rappelle aux hommes mondains qui placent leur espérance en leurs propres forces et en leurs richesses que le méchant ennemi a obtenu pour leurs âmes un bon prix contre lequel il a renoncé à sa damnation ^ Si nous y regardons de plus près, cette conception se présente, au moins chez saint Basile, comme une figure. Car l'empire du démon ne lui avait été abandonné par Dieu que pour quelque temps.
C'est donc à Dieu que la rançon devait être aussi payée afin qu'il pût retirer et briser le titre de la dette qui avait pour ainsi dire mis l'ennemi en possession. Aussi est-il dit expressément, à l'endroit cité, que l'homme ne pouvait pas même offrir à Dieu un sacrifice d'expiation pour ses propres péchés, à moins forte raison pour les autres '\ et encore que l'homme tombé dans la servitude n'avait pas le pouvoir de réconcilier Dieu avec un pécheur puisqu'il était pécheur