Basil. Hom. in Ps. 48, c
2. Ibid. c. 3 : A'J-^wv ùfj.ïv '/pciv. Tzpài rà st; rôv 'ûvjdtpiœj è^y.ip£9r,vy.i, f;j àfr,piOriZî jixrfiivzsi rf, fiior. to'j Siv.Cd/.ou, ô; Ù7:o)^sipiovi •jti.v.e, /.aCoJy, 5'J ~pd~tpn x7,^ èv.v- TîO TjpKvASoi K'fir,'7t, Tzph «V Ttvt /!>r/5W àlto/c'yw TCSi^Ozci 6c/TceJJ.a.iK70y.i ùf).xi î'/.rrccf.C.
3. Ibid. : 0^ ys VJ^ï Ttspl t<5v îSt^iv àjj.v.p-zriij.</.T'jrj oioi ré lirt. i^u.v.7p.v. Soûvc/.i TOI ôs&i* vùi ou'j hyùiii zofjro ÙTîkp érépou TT^àçat.
lui-mrme *. D'autre part il est dit que l'Homme- Dieu n'avait pas simplement offert une victime étrangère ou son propre corps, mais lui-môme, à son Père céleste comme victime pour nos péchés et c'est pour cela qu'il est appelé dans la sainte Ecriture l'Agneau de Dieu-.
On ne peut contester que l'influence d'Origène sur la théorie de la ranron, telle qu'elle se manifeste dans celte étrange conception d'une rançon payée au diable, ne se retrouve d'une façon frappante chez saint Grégoire de Nysse. L'Homme-Dieu a dii s'offrir lui-môme comme rançon au démon qui, grâce à la chute d'Adam et aux péchés de ses descendants, avait étendu sa domination sur le genre humain.
Pour n'inspirer aucune crainte au démon le Sauveur ne lui avait pas laissé voir directement sa nature humaine, mais il l'avait voilée sous les enveloppes de la chair. Par les miracles qu'il accomplissait et par sa puissance qu'il montrait partout en face de la nature extérieure visible ei du genre humain, il avait éveillé chez le démon le désir de chercher à étendre sa domination sur lui aussi, a Comme donc le méchant ennemi avait remarqué en lui une aussi grande puissance, il s'aperçut que ce qui lui était offert en échange valait plus que ce qu'il possédait. Aussi l'acceptat-il à la place de ceux qu'il tenait dans les chaînes de la mort. D eût été impossible pour lui de contempler la face de Dieu sans voile, s'il n'avait pas aperçu déjà en lui une partie de cette chair qu'il avait déjà, grâce au péché, placée sous sa domination. C'est pourquoi la divinité se couvrit de chair afin que le démon ne craignît point, en présence d'un être qui lui semblait un homme ordinaire et de sa connaissance, de s'approcher de cette grande puissance, mais qu'au contraire, dans la perception de cette puissance qui, par les miracles, brillait d'une gloire toujours de plus en plus grande, il considérât cette apparition qui s'opposait à lui