‹ Histoire des dogmes (volume 5)Chapitre 86 sur 166 · C. Faust, XXVI · texte numérisé non relu

C. Faust, XXVI

2. Sermo 186, 1: Concipiens virgo, pariens virgo, virgo gravida , virgo foeta virgo perpétua. Cf. Sermo 188, 4; 189,2; 192,2.-3. Sermo 191,2.

4. Ibid. 215, 3 : Quisenim digne aestimare potest Deum propter homines nasci voluisse, sine virili semine virginem concepisse, sine corruptione peporisse, et postpartUiTi in integritatepermansisse? Dominus enim noster J. Chr. uterum virginis dignatus intravit, membra feminae immaculatus implevit, matrem sine corruptione footavit, a se ipso formatus exivit, atiiue intégra genitricis viscera reservavit; ut eam de qua nasci dignatus est, et matris honore perfunderet et virginis sanctitate. Cf. De Trin. VIII^ 5, 7. D'autres Pères s'expriment tout aussi clairement sur l'iiierus c/aM^i(S, par. ex. saint Chrysologue (f vers 450) Sermo 142.

tait pas en lui do désirs irréguliers, comme le fait souvent remarquer saint Augustin contre les Pélagiens; sans doute son corps n'était pas la chair de péché {caro peccati), mais seulement l'image du péché (similitudo j)eccati)j et quant aux autres punitions du péché qui tiennent à sa nature humano-divine, il les a prises en vérité. Sa chair était donc ainsi en réalité mortelle, et s'il n'a pas mérité aussi la mort, s'il n'a pas dû nécessairement mourir comme nous par suite de sa participation au péché de la race, il a cependant librement pris la mort avec la mortalité, tout au commencement dans l'Incarnation; son corps aurait dû être livré à la mort s'il avait laissé à la nature son libre cours*. Par là la passibilité du corps du Christ est implicitement exprimée de la façon la plus claire, tandis qu'elle était mal comprise par quelques Pères, notamment par Clément d'Alexandrie. Sans doute le Seigneur aurait pu venir à nous dans un corps immortel et cela aurait même pu, par certains côtés, être plus convenable à sa nature divine, mais il voulait nous sauver par son abaissement, et il est descendu dans notre chair mortelle pour devenir en tout semblable à nous et nous élever de ce royaume de la mort au royaume de l'immortalité ^ En un certain sens le Seigneur est donc devenu pour nous péché (II Cor. V, 21), lorsqu'il a pris sur lui la punition méritée par nos péchés et qu'il est devenu la victime de nos péchés ^

5. Relativement à l'âme de Jésus, saint Augustin rejette l'erreur des Ariens comme celle des Apollinaristes, et celle, ci dans l'un et l'autre sens ; soit qu'on nie totalement l'âme humaine, dans la personne de Jésus ou seulement ses facultés intellectuelles supérieures en tant que mens

1. Aug. Depecc. mer. et rem. II, 29, 48 : Sccl quia in eo oral similitudo catnis peccati: mutationes aetatum perpeti voluilab ipsaexorsus infantia, ut ad mortem vidoatur etiam senescendo illa caro pcrvenire potiiisse, nisi juvcnis fuisset occisus. Quam tamen mors in carne peccati inobodientiae débita redditur, in simililudinem aulem carnis peccati obediontiao voluntate suscepta est.

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