Cf. Mansi 1, c. n. t, p
2. Chez Migne LXVI, 992 : "Orav toi'wv ipurCfn-j, àvôpu-Kordi'.Oi fi deoroxa -r, Mo:^('«, iv/i'jdij) Tiv.p' y;fiiiv cf.ficcTepi/. • tô p^hi yxp zr, j;i)<7£t toO Txpv.yfj.vxoi, rà Se rfi àvajio^ôt* cc/dpuvoTciy.Oi y.kv yv.p t*î fùait, iTCEivtp chOputtOi 'f,v à tv ryj xoiJ.t'er. rfji iiv.pitxi, ùie, xocJ t:p<jf^'/6sv èy.ùdev • deoroxoç ëè èirst'Ttep $eèi r,v èv tû rex^évTi oa/Qpûnm, ovx iv aÙT& itepiyp«fci/j.tvoi xoctÔc t»îv fO^tv, iv «ùtû Se ùv x«t« tàv 7)(éiTtv t^î yvùixrn.
gncurs ; et qu'il parle seulement d'un Fils de Dieu par essence auquel est uni celui qui en un certain sens participe à cet honneur*.
Dans cette négation de la communicatio idiomatu^n on pouvait voir très clairement comment les principes de Théodore étaient en contradiction avec ceux des Pères de l'Eglise, car ici il devenait visible qu'il niait le dogme de l'Incarnation. Ce que nous enseigne l'unité de la personne dans l'Homme-Dieu ne peut en effet être sauvegardé que tant qu'on attribue la divinité et l'humanité à une personne qui serve de sujet et de support à une nature divine et à une nature humaine. C'est là ce qui avait toujours été enseigné dans l'Eglise, comme nous l'avons montré suffisamment dans ce qui précède ; de cette façon seulement il était possible de conserver à l'œuvre du Christ son caractère divinohumain et de maintenir son importance pour le salut de tous les hommes.
Pendant la vie de Théodore (il mourut en 427 de notre ère) sa doctrine ne souleva pas d'opposition retentissante ; cette opposition ne se produisit que lorsqu'un autre de ses disciples Nestorius la fit connaître. Son explication rationaliste des saintes Ecritures fut combattue au siècle suivant particulièrement par Léonce de Byzance*.
Nestorius et ses erreurs
Nestorius, originaire de Germanicie dansla Syrie, fut élevé àl'école d'Antioche. Après avoir été ordonnéprètre,il s'acquit quelque notoriété comme prédicateur dans la cathédrale d'Antioche, et il semble n'avoir été ni insensible aux applau-
1. Cf. Theodori Expos, fidei n. 6 dans la traduction de Marins Mercator (MigneXLWW, 1044) : Et ncn\QC duos dicimus Filios, ncc duos Dominos, quoniani unus Filius socunduiu ossenliam verbum Deus, unii^euitus Filius Patris, cui iste conjunctus, particeps Deitatis, communom habot lilil Duncupationem et honoromelc.
2. Cf. Adv. Incorrupticolas et Nest. [Migne LXXXVl, 1360 sq.).
dissements qui lui étaient largement accordés par la foule ni inaccessible à la vanité*. Sa réputation orateur le fit appeler à la mort de Sisinnius, évèque de Gonstantinople (24 déc. 427) sur ce siège épiscopal; on avait l'espérance, hautement exprimée, de recevoir en lui un nouveau Chrysostome. Evêque il déploya un grand zèle contre les hérétiques, et se montra prédicateur infatigable. Il se dépensait contre les Ariens, les Novatiens,les Quartodécimans et les Macédoniens : il n'épargna que les Pélagiens; il accueillit même quelques-uns de leurs chefs exilés, par exemple Célestin et Julien d'Eclane, avec lesquels il était en parfait accord sinon sur la doctrine du péché originel, du moins sur celle de la grâce, il s'entremit en leur faveur auprès de l'empereur et auprès du pape Célestin (429). Cependant un laïque d'Occident, nommé Marins Mercator, qui séjournait alors à Constantinople et qui en traduisant en latin plusieurs discours de Nestorius nous les a conservés, fit connaître à l'empereur les condamnations déjà portées contre l'hérésie pélagienne. Cette inclination de Nestorius vers les chefs du Pélagianisme ne procédait pas simplement d'une sympathie pour leur personne, mais aussi d'une sympathie pour leurs erreurs; car au point de vue de ses idées christologiques, qu'il avait sucées à Antioche, il devait en venir à la doctrine pélagienne de la grâce.
• Ses erreurs christologiques se laissèrent deviner dès son entrée en charge, le jour où, comme Socrate le rapporte^ un de ses prêtres nommé Anastase qui l'avait suivi d'Antioche s'éleva dans un discours public contre l'appellation de mère de Dieu donnée déjà communément à la Vierge Marie et fut soutenu par Nestorius. C'est Nestorius luimême qui raconte la chose, tout autrement il est vrai, dans une lettre^ à l'évèque Jean. Il lui apprend qu'il avait rencontré à Constantinople des discussions soulevées sur la question de savoir s'il fallait appeler la Vierge Marie mère
1. Socr. H. E. VII, 29. Evagr. II. E. I, 7. Vinc. Lirin. c. 16.