‹ Histoire des dogmes (volume 5)Chapitre 97 sur 166 · H. E. VII, 32. — 3. Mansi V · texte numérisé non relu

H. E. VII, 32. — 3. Mansi V

de Dieu ou mère de l'homme et que pour mettre les parties d'accord il s'était prononcé pour le titre de mère du Christ. Ceux qui n'avaient pas regardé un peu au fond de ce système dogmatique, pouvaient bien ne voir là, d'abord, qu'une querelle de mots ou une tentative de restreindre ou de supprimer le culte de Marie. Mais à ceux qui y regardaient de près, il ne pouvait échapper que cette négation du titre de mère de Dieu n'était que la conclusion d'une doctrine erronée sur la personne du Seigneur. Jusqu'à ces derniers temps on a cherché parmi les protestants a répandre et à accréditer l'opinion que Nestorius n'avait été poursuivi que par la jalousie de ses adversaires et qu'il n'avait été séparé de l'Eglise que pour une querelle de mots. D'autre part, quelques-uns de ses adversaires allaient jusqu'à l'accuser de Paulianisme. Il est bon de rappeler ici ce que Socrate* raconte de l'origine du Nestorianisme ; pareil fait s'est renouvelé souvent chez d'autres chefs de secte. « Quand j'ai lu, dit-il, les écrits publiés par Nestorius, j'ai trouvé que cet homme était très ignorant. Ici, je dis la vérité. Je n'ai point découvert ses défauts par haine'. Je ne tairai même pas, pour plaire à certaines gens, ce que j'ai reconnu de bon en lui. Je crois que Nestorius n'était d'accord ni avec Paul de Samosate, ni avec Photin, ni même qu'il ait soutenu que le Christ était simplement un homme? mais il s'est effrayé du mot mère de Dieu comme un épouvantail. Etcelane lui est arrivé que par défaut de science, car bien qu'à cause de son talent naturel de parole on le tînt pour un homme savant, en réalité il n'était pas très instruit. Il ne jugeait même pas les écrits des anciens Pères dignes d'être étudiés de près. Fier de son éloquence il n'était pas au niveau des anciens, et il croyait les dépasser tous ». Les sources qui nous ont été conservées ne nous permettent même pas de juger les erreurs de Nestorius avec autant d'indulgence que Socrate. Ces sources se réduisent d'abord aux homélies de Nestorius, dont treize nous ont été

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