‹ Histoire des dogmes (volume 5)Chapitre 99 sur 166 · Ibid. p · texte numérisé non relu

Ibid. p

2. C'est ainsi que saint Cyrille expose la doctrine dans le Commonitorium adressé au Pape Célestin et ajouté à la lettre XI {Migne LXXV, 85) : "ûcrs

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3- ibid. p. 85, 87 : Atà roOro »sir/si TixvrixyoO tô ).é-/ztv rr^v 'ivù>7iv, cùX àvofjLoi^st cvvKfeicf.J, ityn-p è^zh ô; t^udsv, xx'i di; «v /éyv) npii 'Ijjtsjv, Srt, xxO' w; riv /mzk itoiiiT?,, ojzui i'^oixv.i /j-ery. tîv* xpÙTirotv 5s zr;j à^EoSiav, y.syji âxt èz ixriTpa.i <iiiyf,w

serrant contre lui-même il l'a élevée au comble, tout en restant lui-môme immuable. Afin de satisfaire pour les hommes le Christ a pris la personne de la nature endettée {debentis personam). Le Christ n'est pas simplement homme, mais homme et Dieu en même temps, et j'adore cet homme avec la divinité comme collaborateur de l'autorité divine, cooperarius divinae auclorilalis comme l'instrument de la bonté de Dieu, comme le vivant vêtement de pourpre du roi, je sépare les natures, mais j'unis l'adoration* ». Souvent, il est vrai Nestorius se joue des mots ; il suit en cela l'exemple d'autres de son espèce, quand il parle quelquefois de l'unité de la personne ou du Prosopon et qu'ensuite il ne songe à la façon des Sabelliens qu'à l'union des formes phénoménales extérieures. 11 peut bien n'avoir eu que cela en vue, quand, dans le passage plus haut cité, il parle de cette prise de la personne de la nature endettée, il résulte cependant de ce qui avait été dit qu'il avait admis dans le Christ une personne humaine parfaite, subsistante en soi. Par là seulement on s'explique en effet que quand il parle de l'adoration due au Christ, il fasse toujours mention, comme le lui reproche saint Cyrille, d'une double adoration et qu'il emploie la préposition « avec » parce que dans sa pensée l'homme Jésus à pause de son union intime avec le Logos méritait également et tout à coté de lui l'adoration.

Que cette association entre le Logos et l'homme-Jésus ait été ininterrompue, attachée au moment même de la conception et inséparable, Nestorius ne l'a certes jamais contesté, cependant il la faisait dépendre, tout comme Théodore, de la supposition des mérites du Christ en tant qu'homme. Ainsi le rapporte Cyrille dans son Commonitorium au pape Célestin^

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