XLIV APPENDICE
commiinicatoriae qu'on lui adressait (1). C'était là la forme officielle dont on se servait à cette époque pour obtenir la reconnaissance, par le chef suprême de l'Eglise, des évoques nommés.
Ce fut le successeur de Denis, le pape Félix I (269-274) qui répondit à cette lettre du synode d'Antioche. Il nous reste un fragment de sa lettre dogmatique à Maxime, évêque d'Alexandrie contre les erreurs de Paul de Samosate ; cette lettre fut lue au concile d'Ephèse (431 ï et y reçut l'approbation des Pères du concile (2). Sous son pontificat l'empereur Aurélien répondit à Paul de Samosate, qui voulait après sa déposition rester en possession des biens de l'Eglise, que l'administration des biens ecclésiastiques était exclusivement réservée à l'évêque qui était en communion avec les évêques italiens particulièrement avec l'évêque de Rome.
Sous les autres évêques de Rome, Eutychien (275-283), Gaius (284-296), Marcellin (296-304) (3), il n'y eut aucun événement remarquable intéressant l'extension de la primauté. Si la légende s'empara plus tard du nom de Marcellin, le dernier pape que nous venons de nommer, il est difficile d'établir le fond de vérité historique qui est la base de ces récits plus ou moins imaginaires. Ce qu'il y a de certain, c'est que les Donatistes l'accusèrent de traditio librorum pendant la persécution ; mais saint Augustin a démontré la fausseté de cette accusation (4.) Théodoret ajoute même que le pape se signala par son courage pendant la persécution (5).
La légende prétend que Marcellin avait offert de l'encens aux idoles ; au synode de Sinuesse, tandis que les 300 évêques rassemblés venaient de proclamer que le pape ne pouvait être jugé par personne, il aurait lui-même re-
(i) Eus. H. E. Vli, 30. — (2) Mansi 1, 1114.
(3) Sur la chronologie, voir Lipsius Die Chronologie der rdmischen Bischôfe (p. 539 et suiv.).
(4) De unico bapt. c. 16. — (5 IL E. I, 2.