‹ Histoire des dogmesChapitre 27 sur 71 · L\\ APPENDICE · texte numérisé non relu

L\\ APPENDICE

du Nouveau Testament (1). Un écrivain ecclésiastique flont le nom est inconnu mais que cite Eusèbe et qui écrivit contre Artémon atteste la foi en l'inspiration des livres saints comme une croyance générale dans l'Eglise que les infidèles sont seuls à ne pas admettre.

Il résulte de là que le magistère infaillible de l'Eglise a dû recevoir le fait de l'inspiration des saintes Ecritures comme un élément de la révélation et de la foi divine de témoins compétents et dignes de foi, à savoir des Apôtres.

On ne trouve pas encore chez les Pères primitifs une exacte notion de l'inspiration, mais elle est donnée dans les paroles du Seigneur et des Apôtres sur l'inspiration des livres de l'Ancien Testament, quand la parole écrite est appelée la parole de Dieu ou du Saint-Esprit ou que le Saint- Esprit est appelé l'auteur de la sainte Ecriture. Par conséquent les saints livres sont les manifestations immédiates de Dieu au moyen de sa parole par laquelle Dieu nous communique ses pensées et vérités, en sorte qu'il se sert de ses envoyés comme des instruments en vue de la rédaction écrite des vérités dans leur propre sens, et des instruments qui obéissent en pleine connaissance et en pleine liberté à l'inspiration qui les porte à écrire et les guide en écrivant. C'est ainsi que saint Justin présente la collaboration instrumentale des auteurs humains dans la main de Dieu.

Dans les temps ultérieurs on a épilogue sur l'inspiration toutes les fois que l'exégèse s'est heurtée à des difficultés pour faire accorder la parole de la sainte Ecriture avec les résultats des sciences profanes. Par contre les théologiens marquent trois éléments comme parties essentielles de l'inspiration* à savoir l'illumination de l'intelligence de l'auteur humain pour lui permettre de comprendre ce qu'il doit rapporter dans son livre, l'excitation qui porte effectivement sa volonté à écrire ; l'assistance extraordinaire du

(l) Ep. ad Marcell. 2.

APPENDICE LXXT

Saint-Esprit qui préserve l'auteur humain de toute erreur, l'amène à l'expression convenable et lui communique dans divers cas des révélations.

L'inerrance est notamment toujours regardée par les Pères comme un élément essentiel et comme un effet de l'inspiration et jamais elle n'a été restreinte à une partie du contenu des livres saints, par exemple aux vérités relatives à la foi et aux mœurs. Dieu est Y aitctor principalis de toute la sainte Ecriture et il en exclut toute erreur comme toute contradiction d'un livre à l'autre. C'est là ce que les Pères enseignent expressément. Là où des difficultés toujours en apparence insolubles pour l'exégèse se présentaient à eux ils n'en venaient point, en désespoir de cause, à admettre des erreurs dans la sainte Ecriture ; ils admettaient seulement des erreurs de copistes ou de traducteurs ; mais à leurs yeux le texte authentique de la sainte Ecriture (le texte authentique en première ligne c'està-dire celui qui avait été écrit sous la dictée du Saint- Esprit), passa toujours pour exempt d'erreur.

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