‹ Histoire des dogmesChapitre 33 sur 71 · RAPPORT AVEC LES AUTRES SCIENCES · texte numérisé non relu

RAPPORT AVEC LES AUTRES SCIENCES

ressante. L'Église, sans doute, par laquelle Jésus-Christ continue de vivre et d'agir au sein de l'humanité, l'Église, par son acti nultiple, par sa grandiose et féconde influence sur la vie de l'humanité, sur les origines d'une foule d'institutions diverses, l'Église présente de nombreux côtés historiques. Opendant sous un 1 apport, son enseignement occupe le premier rang, et c'est sur lui que s'appuient et reposent en elles les fonctions sacerdotales et pastorales. Avant nous déjà, et avec raison, on avait affirmé que dans l'ancienne histoire de l'Église, l'enseignement et les progrès de l'enseignement étaient visiblement au premier plan, et non sans quelque dessein de la Providence ; car les occidentaux, plus aptes aux choses pratiques, au développement de la constitution, de la discipline et de la législation, n'ont occupé la position la plus élevée et la plus influente sur le terrain de la vie ecclésiastique, que lorsque les Grecs eurent fouillé en tout sens la doctrine du christianisme. C'est en acquérant l'intelligence de ces grandes vérités surnaturelles, que l'homme doit commencer une vie nouvelle et surnaturelle, et cette vie n'est autre chose que le sacrifice de l'homme tout entier à la vérité divine. C'est par l'exercice de ses fonctiens de docteur que le Seigneur lui-même commença son œu/re de rédemption, et l'Église, son représentant sur la terre, n'a jamais suivi d'autre maxime.

Mais l'enseignement des choses de la foi, la possession complète de la vérité divine n'est pas seulement partout la première partie de l'œuvre de l'Église, c'en est aussi la plus intime, d'un côté, les organes de l'enseignement sont comme les avant-postes dans la lutte pour le royaume de Jésus-Ghrist et sa propagation ; mais il faut aussi, d'autre part, que la doctrine soit la base de tous les travaux ie l'Église, de même que tous les travaux de l'humanité ne sont que la réalisation d'une pensée déterminée. L'Église est sans doute, une réalité palpable, une institution réelle, le représentant de Dieu sur la terre ; mais elle ne se borne pas à disputer sur des idées, comme ferait une école, elle dispense des

Eet se propose de régénérer l'humanité ; cependant îsées, les idées de la foi doivent être la base de

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toutes ses institutions et de tous ses travaux La mission sacerdotale de l'Église, la manière dont elle dispense des sacrements, est un opus operatum qui u se effets dan* domaine d : la grâce, quand u ;me le, prêtre ri'., /ait au ;ttn sentiment de ce qu'il opère. Mais il est visible que si elle perdait les vérités gravées en elle, ou que, si les sacrements n'étaient plus soutenus par une doctrine, l'Église tout entière perdrait son point d'appui dans l'humanité, comme ses relations avec Dieu; les sacrements ne seraient plus que des cérémonies insignifiantes. De là vient que l'histoire des dogmes est l'élément le plus intime de l'histoire de l'Église et même de l'histoire de la civilisation en général, s'il est vrai que les idées chrétiennes sont le ferment de vie de toute civilisation véritable dans l'humanité.

L'histoire des dogmes a des liens étroits de parenté avec la dogmatique; elle est une de ces sciences auxiliaires, ou du moins elle complète et perfectionne nos connaissances dogmatiques, car elle nous initie aux luttes ardentes soutenues par la vérité divine, d'où sont sortis un à un les dogmes formels, ses conquêtes d'une valeur impérissable; elle nous fait assister au progrès successif des différents dogmes depuis le, temps apostoliques, et nous en fait comprendre la portée et le sens complet. Elle nous montre le rapport intime qui existe entre les doctrines dont se compose le système de la foi chrétienne, où il faut chercher la logique et l'unité du système, comment l'hérésie ne s'est souvent écartée de la vérité que par la négation d'un seul article de foi, et est tombée dans les plus monstrueuses erreurs. Cependant il reste une différence entre la dogmatique et l'histoire des dogmes : Si la première a pour objet, outre sa tâche systématique de déduire les dogmes des sources de la foi, et de les justifier par la doctrine de l'Église, elle ne poursuit ce but que pour les dogmes particuliers ; elle ne s'inquiète pas comme l'histoire des dogmes, de marquer avec précision le progrès de la doctrine à suivre renseignement de l'Église, cette divine institutrice de l'humanité, dans ses travaux les plus importants, dans ses luttes et dans ses triomphes.

L'histoire des dogmes se distingue d'une histoire de la

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