XVI APPENDICE
tion du langage des Anges (1) et ceux où les Anges sont représentés avec la trompette au jugement dernier, ne prouvent nullement que les Anges aient un corps. Ces passages doivent être pris dans un sens métaphorique. Les Anges sont toujours dépeints comme des êtres plus parfaits que les hommes, et qui non seulement ont une intelligence et une volonté libre, mais ont une intelligence et une volonté supérieure à celles des hommes (3). L'immortalité leur est toujours attribuée, indirectement du moins (A).
4. Outre les privilèges de la nature, les Anges ont encore reçu plusieurs dons de la grâce ; mais là dessus, la sainte Ecriture n'enseigne rien directement. Nous ne pouvons le conclure que d'une manière indirecte, par les grâces dont Dieu avait orné l'homme dans le paradis terrestre, par la destination des Anges et par la félicité surnaturelle céleste, qui est devenue le partage des Anges demeurés bons (5). La conclusion qui découle de ceci, c'est que les Anges ont, dès le commencement, été élevés à l'état de grâce sanctifiante. Il est du moins dit du diable qu'il ne demeura pas dans la vérité (6), c'est-à-dire que le diable est, par sa révolte, déchu d'un état de perfection ; c'est bien la grâce qu'il faut ici comprendre. De plus il est clair que les esprits libres avaient dans leur totalité une épreuve à soutenir, parce qu'il est de la nature et de la destination d'une créature libre qu'elle contribue librement à accomplir et à atteindre sa fin, aussitôt qu'elle a l'usage de sa libre volonté. Beaucoup n'ont pas soutenu cette épreuve et, pour cela ont été réprouvés pour l'éternité (7). Par quel péché sont-ils tombés ? est-ce par orgueil (8) ou par un autre péché? L'un d'eux a-t-il pris les devants dans la révolte pour séduire ensuite et entraîner avec lui les autres
(1) I Cor. 13, i. — (2) Math. 24, 31.
(3) Math. 24, 36 ; 26, 53.— Marc. 18,10. — Hebr. 1,2-14. — 2 Petr. 2, 10, 1 1.
(4) Math. 25, 31. — Luc. 15, 10. — (5) Math. 18, 10. — (6) Joan 8, 14. (7) Math. 25, 41. — (8) Eccl. 10, 15.