In Lucam, hom. XIV, Lom., V, 134; P. G., XIII
4. In Levitic, VIII, 3; In Lucam, hom. XIV, Lom., V, 134 ;P. G., xill, 1334 ; C. Cels., VII, 50.
CLÉMEiNT D'ALEXANDRIE ET ORIGÈNE. 293
nant, d'où vient que la chair souille ainsi Tâme qui s'unit à elle? Peut-être notre auteur veut-il en indiquer la cause quand il remarque qu'Adam n'ayant commencé à engendrer qu'après son péché, notre corps par lui-même est un corps de péché, et encore, que tous les hommes se trouvant contenus dans les flancs d'x\dam vivant dans l'Eden, ils ont tous été avec lui et en lui (cum ipso et in ipso) expulsés du paradis terrestre, c'est-à-dire subissent tous les suites du péché d'Adam \ Origène nous présenterait, dans ce cas, une théorie bien près d'être suffisante du péché originel : il en fournit, en toute hypothèse, les éléments, quoiqu'il ne les ait pas assez rapprochés ni liés ensemble.
Mais si la souillure native est un fait universel, il faut malheureusement constater aussi comme un fait universel que l'homme suit ses mauvaises inclinations, et commet journellement le mal : irpoç to ài/apxàvEiv ttscouxa(jL£v2. Sous l'influence delà concupiscence, des mauvais exemples et du démon, le péché s'enracine, se multiplie et envahit tout en nous^.
C'est pour expier ce péché que Jésus^Christ est venu au monde. Son âme, créée dès le principe avec les autres esprits, était seule restée absolument fidèle à Dieu, et, unie d'abord au Logos par son libre choix, elle avait vu cette union se transformer, par une longue habitude du bien, en une seconde nature et acquérir une immuable fixité^. Pour nous sauver, le Logos ainsi uni à l'âme, et par l'intermédiaire de l'âme ^, s'unit à un corps, mais à un corps beau et parfait, puisque chaque âme
1. In Rom., V, 9 (Lom., VI, 397; P. G., XIV, 4047); \, i (Lom., VI, 320; P. G., XIV, 1009, 1010>.
2. C. Cels., III, 66; III, 62; In Roman., I, 1, Lom., VI, 14; P. G., XIV,