C. Cels., III, 41; De princip., II, G
corriger par ce qui est dit plus haut, mais qui montrent l'idée que l'auteur se fait, et qu'il essaie se traduire, de l'unité de Jésus-Christ. Il la traduit encore par la communication des idiomes, dont il n'use pas seulement, mais dont il a été le premier à formuler la loi et à montrer, dans l'union hypostatique , la raison d'être ^
Toutefois, si l'on doit interpréter bénignement les textes du grand docteur sur la transformation de l'humanité de Jésus-Christ pendant sa vie mortelle, il paraît impossible d'interpréter de même ceux qui ont trait à sa vie glorifiée. Non seulement, d'après lui, le corps en Jésus-Christ devient plus subtil après la résurrection 2, mais il semble que l'humanité disparaisse entièrement et se fonde dans la divinité : « Tune homo fuit, nunc autem homo esse cessavit. » Comme celle-ci, elle devient immense et partout présente : « Ipse (lesus) tamen ubique est et universa percurrit. Nec ultra intellegamus eum in ea exiguitate in qua nobis propter nos efîectus est^. »
L'œuvre terrestre du Christ a été envisagée par Origène à peu près sous tous ses aspects, et il a eu l'occasion, dans ses immenses commentaires, d'en mettre en lumière tous les résultats. Jésus-Christ est notre législateur, le Moyse de la nouvelle loi : il a paru comme le docteur des justes, comme le médecin des pécheurs, comme un modèle de perfection dont l'imitation nous conduit à la participation de la vie divine ^; mais il a paru surtout comme notre rédempteur et la victime pour nos péchés.
i. De princip., TI, 6, 3; IV, 31.