In Levit., V, 3, Lom., IX, 246; P. G., XII
6. In Ps■a^m. XXX VII, hom. II, 6, Lom., XH, 267; P. G., XII, 13>6.
7. In Numéros, hom. X, 1, Lom., X, 92; P. G., XII, 635, et v. supra. Au De orationcy 28 (Lom., XVII, 240; P. G., XI, 528), Origène semble ce-
300 LA THÉOLOGIE ANTÉNICÉENKE.
La question est seulement de savoir si tous les péchés peuvent être remis, et si la pénitence ofTicielIe peut être accordée indistinctement et plusieurs fois pour toutes sortes de fautes. A cette question voici la réponse que nous trouvons formulée dans les écrits du grand docteur tels qu'ils nous sont parvenus. Il faut distinguer entre les fautes mortelles ordinaires [culpae mortales) et les « crimina mortalia » (Tupo; ôavaTov), à savoir Tidolâtrie, l'adultère et la fornication, et l'homicide volontaire ^ Des premières on peut toujours faire pénitence et obtenir le pardon : « Ista vero communia (crimina) quae fréquenter incurrimus semper paenitentiam recipiunt et sine intermissione redimuntur^. » Quant aux seconds, Origène s'étonne, dans son De oratione, 28, écrit aux environs de 233-234, que quelques-uns s'arrogent le droit — qui surpasse la dignité sacerdotale — de les pardonner ^. Cette irrémissibilité est maintenue joowr l'apostasie dans la Série des commentaires sur saint Matthieu, 114'', écrits après 244, au moins pour cette apostasie qui se fait en pleine lumière et contre le Christ pleinement connu. Et cependant nous voyons que dès avant 244, la onzième et la quinzième homélie sur le Lévitique accordent que l'on peut faire une fois — mais une fois seulement — pénitence des graviora crimina : « In gravioribus enim criminibus semel tantum paenitentiae conceditur locus ^. » « Quod et si aliquis est qui
pendant accorder au spirituel (TrveufxaTixoç) le pouvoir de remettre les péchés. Cf. In Levit., V, 12, Lora., IX, 268, 269; P. G., XII, 464.
1. In Levit., XV, 2, Lom., IX, 424, 425 ; P. G., XII, 560, 561 ; De oratione, 28, Lom., XVII, 241, 243; P. G., XI, 528,529.