Lora., V, 17, 18; P. G., XIÏI
5. In LeviL, XV, 2, Lom., IX, 4-2i, 42,%: P. G., XII, 561. Les homélies sur le Lévitique sont probablement antérieures à 244.
forte praeventus est in huiuscemodi peccatis, admonitusnuncverbo Dei,ad auxilium confugiat paenitentiae, ut si semel admisit secundo non faciat, aut si et secundo aut etiam tertio praeventus est, ultra non addat ^ , » Dans le Contra Celsum (m, 51), écrit entre les années 246 et 248, Origène suppose aussi manifestement que les chrétiens qui se sont livrés au désordre et qui ont été, pour ce fait, excommuniés, peuvent, après une pénitence convenable, être de nouveau reçus dans l'tLglise. Il existe donc, au sujet de la rémissibilité des fautes ad morterrij une contradiction au moins apparente dans les enseignements de notre auteur. Comment l'expliquer? Simplement en admettant qu'Origène a modifié sur ce sujet sa manière de voir, et l'a mise en harmonie avec la discipline qui prévalait vers la fin de sa vie.
La doctrine eucharistique de notre auteur n'est pas moins intéressante que sa doctrine pénitentielle, et nous présente, mais avec plus d'insistance, les deux courants qui nous sont apparus dans celle de Clément d'Alexandrie, l'un qui nous maintient dans la vérité nue, commune et littérale de la présence réelle, l'autre qui nous montre dans les éléments consacrés le symbole de réalités moins saisissables et exclusivement spirituelles.
D'une part en effet les chrétiens, rendant grâces au Créateur, mangent « les pains devenus corps (awfxa) par la prière, corps saint et sanctifiant ceux qui en usent avec une intention droite ^ ». Ce a corps du Seigneur », les fidèles, quand ils le reçoivent, le conservent avec toute espèce de vénération et de précaution, de peur qu'il n'en tombe quelque parcelle. Ils se croiraient coupables — et ils ont raison — si par leur négligence il s'en perdait quelque chose. Origène constate qu'ils apportent moins de soin à conserver