‹ Histoire des dogmes (volume 2)Chapitre 114 sur 223 · In loann., XXXII, 10, Lom., II, 459; P. G., XIV · texte numérisé non relu

In loann., XXXII, 10, Lom., II, 459; P. G., XIV

3. In Exod., XIII, 3, :;, Lom., IX, 402, 403, 409; P. G., XII, 347,550; In Levit., VII, 5, Lotn., IX, 303, 306; P. G., XII, 486, 4S7 ; In Numéros, hom. XXIII, 6; InMatth., XI, 14, Lom., III, 100, 107; P. G., XIII. 9i8 suiv.

4. In Malth. Commentariorum séries, 85, Lom., iv, 416, 417; P. G., XIII, i7n, 1733 : « Panis iste quem Deus Verbum corpus suum esse faietur verhum est nutritoriuin animarum... et potus iste quem Deus Verbum sanguinem suum fatetur verbum est potans et inehrians... Non enim panem illum visibilem, quem tenebat in manibus, corpus suum dicebat Deus Verbum, sccl verbum in cujus mystcrio fuerat panis ille frangondus. Nec potum illum visibilem sanguinem suum dicebat, sed verbum in cujus mysterio potus ille fuerat cfluudendus. Nam corpus Dei Verbi aut sanguis «juid aliud esse potest nisi verbum quod nutrit et verbum quod laetificat cor? .

5. In Librum lem Nave, H, 1; VIII, 6; X, 3; In Indices, III, 2, Lom., XI, 237; P. G., XII, 962, 963.

Il nous reste à traiter de l'eschatologie d'Origène. C'est, on le sait, une des parties de sa doctrine qui lui ont valu le plus de critiques et ont attiré sur sa mémoire le plus d'anathèmes : il faut donc l'étudier de près.

La vie future constitue pour Origène « l'Évangile éternel », c'est-à-dire la pleine révélation, la pleine lumière ' . Les justes sont les premiers à qui elle convienne. Cependant, lorsqu'ils meurent, ils ne vont pas généralement tout droit au ciel. Ils se rendent au Paradis, c'est-à-dire dans un lieu souterrain, « in quodam eruditionis loco », où leur purification s'achève par un baptême de feu ^. Tous viennent à ce baptême, mais tous n'en souffrent pas également, et s'il en était qui n'eussent rien à expier et qui fussent parfaits, ils le traverseraient sans en souffrir ^. Ainsi baptisés, les justes montent de sphère en sphère, toujours plus purs et plus éclairés sur les secrets de la nature et sur les mystères de Dieu, jusqu'à ce qu'ils soient réunis au Christ \

Origène condamne le millénarisme et repousse la métempsychose ^. En un passage du De principiis, il semble mettre en doute si les élus auront un corps au ciel®. Mais ailleurs et habituellement, il enseigne la résurrection de la chair. Il existe en effet, remarquet-il, dans notre corps, une insita ratio, un germe reproducteur qui se développera dans la mort, et qui donnera naissance à un corps nouveau, le corps res-

1. De princip., IV, 23; In Rom., I, 4, Lom., YI, 20; P. G., XIV, 847.

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