Lom., VII, 247; P. G., XIV
7. In Librum lesu A'ai'e, XXV, 4; In Numéros, XXI, 1; In Luc, hom. III; hom. XVII, Lom., V, 151; P. G., XIII, 4847; In Levit., hom., XIV, 3, Lom., IX, 415; P. G., XII, 555; In Matth., X, 3.
ment ^ : elle l'appuie plutôt ^. Si parfois elle semble présenter comme éternels les supplices des méchants, c'est afin d'effrayer les pécheurs, de les ramener dans la voie droite, et Ton peut toujours, avec de l'attention, démêler le vrai sens de ses textes ^. Mais d'ailleurs, il faut poser en principe que Dieu ne châtie que pour corriger, et que sa plus grande colère ne se propose que l'amendement des coupables. Comme le médecin qui use du fer et du feu pour traiter certaines maladies invétérées, ainsi Dieu emploie le feu de l'enfer pour guérir le pécheur impénitent : « Ex quo utique intellegitur quod furor vindictae Dei ad purgationem proficit animarum... Ea poena quae per ignem inferni dicitur pro adiutorio intellegitur adhiberi ''. » Toutes les âmes, tous les êtres intelligents dévoyés rentreront donc tôt ou tard dans l'amitié de Dieu. L'évolution sera longue, immensément longue pour quelquesuns, mais un temps viendra où Dieu sera tout en tous. La dernière ennemie, la mort, sera détruite, le corps sera spiritualisé, le monde matériel transformé, et il n'y aura plus dans l'univers que paix et concorde ^.
1. « In Exod., hom. VI, 13; De princip., II, 3, 5. Origène pensait que l'expression • in saecula sa^culorum » pouvait désigner une durée finie.
2. On trouvera dans Yi\:^T:,Origeniana,\\h.U. qu.U, n» 20 (Lom., XXIII, 203 suiv.; P. G., XVII, 1030), et dans Bigg, The Christian Platonists,p. 230, note 1, la liste des textes de l'Écriture invoqués par Origène.