‹ Histoire des dogmes (volume 2)Chapitre 123 sur 223 · IX · texte numérisé non relu

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320 LA THÉOLOGIE ANTÉNICÉENNE.

lien^ et que M^' Duchesne ^ ramène aux points suivants : « 1^ En dehors de l'incarnation, la différence entre le Père et le Fils est purement nominale. 2° L'incarnation est la raison de la différence réelle : dans Jésus-Christ, l'élément visible et humain, c'est le Fils; l'élément invisible et divin, c'est le Père. 3° L'union de ces deux éléments est assez intime pour qu'on affirme qu'ils ne forment qu'un seul être, pas assez pour que le Père, c'est-à-dire l'élément divin, ait souffert : il n'a fait que compatir. »

Ces accusations contre Zéphyrin et Calliste reposent, observons-le bien, sur la seule autorité des Philosophoumena^ et l'antipape qu'a été leur auteur avait de bonnes raisons pour n'aimer ni Zéphyrin qui avait fait la fortune de Calliste, ni surtout Calliste regardé comme pape légitime. Les formules reprochées au premier sont d'ailleurs trop peu explicites pour qu'on les puisse qualifier : en soi elles sont orthodoxes, et la seconde rejette formellement le patripassianisme ^.

Quant à Calliste, deux choses sont certaines : il a traité les partisans de l'école trinitaire de dithéistes, et il a condamné Sabellius ; mais il a seulement repris les premiers, il leur a montré le terme dernier de leur tendance — et cette tendance explique qu'il ait d'abord détourné d'eux Sabellius, — tandis qu'il a formellement ensuite condamné celui-ci. L'a-t-il fait par pure politique, et a-t-il vraiment soutenu le système que lui prêtent les Philosophouinena ? 11 est bien remarquable que Tertullien, qui n'aimait pas Calliste et qui lui a reproché bien d'autres choses, ne l'en accuse pas. Le témoignage de l'auteur des Philosophoumena est isolé

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