‹ Histoire des dogmes (volume 2)Chapitre 124 sur 223 · Origines chrétiennes, p · texte numérisé non relu

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3. Remarquons bien en effet que les Philosophoumena ne reprochent pas à Zéphyrin d'avoir soutenu le monarchianisme sous sa forme moflifiée : cette modification ne s'est produite que plus tard.

L'ADOPTIANISME ET LE PATRIPASSIANISME. 321

et c'est celui d'un ennemi personnel. Il n'est corroboré par aucun vestige, qui soit resté dans la doctrine romaine du temps, d'un enseignement modaliste quelconque. Dans ces conditions, on ne saurait l'accepter comme l'expression de la simple et pure vérité. Jusqu'à nouvel ordre, et en se basant uniquement sur les faits, Calliste doit être considéré comme orthodoxe.

Le monarchianisme ne paraît pas d'ailleurs, après la condamnation dont il fut l'objet, avoir conservé à Rome ni en Occident des partisans bien nombreux. Saint Epiphane [Haer. lxii, 1) nous dit cependant qu'il y avait de son temps des sabelliens à Rome, et Marangoni avait trouvé, en 1742, près du cubiculum de saint Calliste, une inscription semblant indiquer qu'il y avait là, au iv® siècle ou plus tôt, un lieu de sépulture pour les hérétiques ''. D'autre part, les poèmes de Commodien offrent plusieurs vers d'une couleur modaliste assez prononcée. Mais ces quelques faits ne sont que des exceptions à une situation générale. C'est surtout en Orient et en Egypte que se conserva et se perpétua le sabellianisme.

1. L'inscription en mosaïque, accompagnée du monogramme constantinien, se trouvait auprès d'une peinture représentant le Christ entre saint Pierre et saint Paul. Elle portait ; Qui et fUius diceris et pater inveniris. Cette inscription est perdue et l'on n'en a pas de reproduction.

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