In Daniel., IV
tyrs et les apôtres comme régnant déjà avec le Christ^. Les méchants, dit-il ailleurs, subiront le tourment du feu, et ce tourment sera éternel 2. A quel moment commencera-t-il? On ne le voit pas clairement. En tout cas, la fin du monde ne tardera pas à venir : l'auteur ne la fixe pas au delà de deux à trois cents ans, car — suivant un calcul déjà ancien — le monde doit durer 6000 ans (6 jours de 1000 ans chacun), et Jésus- Christ est né en l'an du monde 5500. Suivra le septième jour, le sabbat où les saints régneront avec Jésus-Christ^. Ce septième jour durera-t-il seulement 1000 ans comme les autres? Saint Hippolyte ne le dit pas expressément ici ^, et, dans les Capita adversus Caium (vu), semble le nier résolument. On ne saurait donc assurer qu'il est millénariste. — Quant aux longues recherches qu'il a faites sur les circonstances qui accompagneront les derniers temps, et qu'il a consignées dans son De Christo et Anlichrîsto, elles n'offrent que peu d'originalité. L'auteur y suit pas à pas les textes scripturaires qui le peuvent éclairer, en tâchant de garder, dans leur interprétation, le juste milieu entre un littéralisme étroit et un allégorisme arbitraire.
De saint Hippolyte il faut rapprocher, si on ne le confond pas avec lui, l'auteur des Philosophoumena^^ , son contemporain, et, dans la lutte contre le patripassianisme, son allié. Le système trinitaire que nous
\. De Christo et Antichr., 30, 31, 59.
2. In Proverb., XI, 30; De Christo et Antichr., 5; In Daniel., IV, 10, 3^; IV, 12, 1, etc.