‹ Histoire des dogmes (volume 2)Chapitre 141 sur 223 · De praescript., 10, 33; De carne Christi, 14, 18, etc · texte numérisé non relu

De praescript., 10, 33; De carne Christi, 14, 18, etc

SAINT HIPPOLYTE, TERTULLIEN, NOVÂTIEN. 3i3

comme une sorte de mélange assez intime pour qu'on puisse dire que Dieu s'est fait petit, qu'il est né, qu'il a été crucifié : « Miscente in semetipso hominem et Deum... Deus pusillus inventus est uthomo maximus fieret. Qui talem Deum dedignaris nescio an ex fîde credas Deum crucifîxiim. » ^ « Nasci se Deus in utero patitur matris ^. » Mais bientôt sa plume trace la formule définitive : « Si et apostolus [Rom., i, 3) de utraque eius (Christi) substantia docet : Qui factus est, inquit, ex semine David, hic erit homo et fîlius hominis qui definitus est filius Dei secundum spiritum. Hic erit Deus et sermo Dei filius. Videmus duplicem statum non confusum, sed coniunctum in una persona, Deum et hominem lesum^. »

Il y a donc en Jésus-Christ une seule personne, mais deux substances, una persona, duae suhstantiae^ . Dès lors on ne saurait parler d'une transformation de la divinité en l'humanité^, non plus que d'une fusion, d'une combinaison qui aurait fait des deux une seule substance^. Chacune d'elles reste ce qu'elle est; bien plus, chacune d'elles garde ses opérations propres et distinctes. C'est par avance énoncée la doctrine du concile de Chalcédoine et de saint Léon : « Sed quia substantiae ambae in statu suo quaeque distincte agebant, ideo illis et operae et exitus sui occurrerunt ^. »

\. Adxi. Marcion., II, 27; cf. Apologetic, 21.

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