Ad uxorem. I, 8; De anima
SAKNT IIIPPOLYTE. TERTULLIEN, KOVATIEN. 345
nent les conséquences. Si nous agissons bien, nous méritons auprès de Dieu, nous méritons Dieu : « Omnes salutis in promerendo Deopetitores^ » « Quomodo multae mansiones apudpatrem, si non pro varietate meritorum^? » Dieu devient notre débiteur : « Bonum factumdeum habetdebitorem, sicuti et malum, quia index omnis remuneratorest causae^. » La récompense est un prix : « eadem pretia quae et merces^ ». Au contraire, par le péché, nous offensons Dieu et nous devenons ses débiteurs : mais nous devons et nous pouvons lui satisfaire : « Offendisti, sed reconciliari adhuc potes, habes cui satisfacias et quidem volentem ^. » On satisfait par la pénitence ^ : elle est une compensation que nous donnons à Dieu : « Quam porro ineptum quam paenitentiam non adimplere, ei veniam delictorum sustinere ? Hoc est pretium non exhibere, ad mercem manum emittere. Hoc enim pretio dominus veniam addicere instituit; hoc paenitentiae compensatione redimendam proponit impunitatem '^. » Inutile d'insister sur le caractère propre de cette phraséologie : nous n'avons rien trouvé de semblable dans Origène.
Bien que Tertullien ait de l'Eglise universelle une idée juste, en la comparant, comme saint Paul, au corps de Jésus-Christ^, il envisage plus volontiers dans cette Eglise, indépendamment les unes des autres, les communautés, les églises particulières qui la composent. Ces églises ont été fondées par les apôtres ou par leurs successeurs, et leur foi est une ^ ; mais celles