‹ Histoire des dogmes (volume 2)Chapitre 144 sur 223 · De praescript., 3-2, 36; De virginib, vel · texte numérisé non relu

De praescript., 3-2, 36; De virginib, vel

346 LA THEOLOGIE ANTENICEENNE.

que les Apôtres ont personnellement établies jouissent, on Ta vu, d'une considération spéciale : leur croyance est la norme de la vérité ' . L'éloge que l'auteur fait, à ce propos, de l'Église de Rome ^ n'implique pas nécessairement qu'il lui attribuât une primauté proprement dite de juridiction. On ne saurait rien tirer non plus, à ce point de vue, des titres de pontifex maximus et à'episcopus epîscoporum qu'il donne par moquerie à Calliste probablement 3, et dont il est difficile de préciser au juste la portée. — Notre auteur reconnaît d'ailleurs la légitimité de la hiérarchie ecclésiastique, qu'il compose de l'évêque — le summiis sacerdos — des prêtres et des diacres ''. Cependant, dans son De exhortatione castitatis, écrit entre les années 208-211, il avance que la distinction entre les clercs et les laïcs a été établie par l'Église, et qu^à défaut de clergé, tout fidèle peut remplir les fonctions sacerdotales : « Nonne et laici sacerdotes sumus?... Adeo ubi ecclesiastici ordinis non est consessus, et offers, et tinguis, et sacerdos es tibi solus. Sed ubi très, ecclesia est, licet laici... Igitur si habes ius sacerdotis in temetipso, ubi necesse est, etc. » ; et il allègneVApocali/pse, i, 6 ^. 11 ira même plus loin dans son De pudicitia (217-222) complètement montaniste, et paraîtra n'accorder qu'aux spirituels le pouvoir de remettre certains péchés, pouvoir qu'il refusera aux évêques ^.

C'est l'union du corps et de l'âme qui, aux yeux de Tertullien, justifie la nécessité et explique l'efficacité des sacrements. Le signe sensible, agissant sur le corps, est l'instrument de l'opération intérieure, le

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