De pudicitia
véhicule de la grâce qui atteint l'âme : « Supervenit enim statim spiritus de caelis, et aquis superest, sanctificans eas de semetipso, et ita sanctificatae vim sanctifîcandi combibunt ^. » Et ce passage classique, qui énumère les trois sacrements de l'initiation chrétienne : « Caro salutis est cardo. De qua cum anima deo allegitur, ipsa est quse effîcit ut anima allegi possit. Scilicet caro abluitur ut anima emaculetur ; caro ungitur, ut anima consecretur; caro signatur, ut et anima muniatur; caro manus impositione adumbratur, ut et anima spiritu illuminetur ; caro corpore et sanguine Christi vescitur, ut et anima de deo saginetur-. »
Notre auteur a consacré au baptême un traité spécial. Ce baptême, dit-il, s'administre au nom des trois personnes divines ^, et le chrétien naît dans l'eau à l'exemple de Vl/fihç divin ''. Il est nécessaire au salut dans l'économie présente : le martyre peut cependant le suppléer ^. Son effet est de remettre les péchés ^. On ne le donne qu'une fois '^. Tertullien estime nul le baptême conféré par les hérétiques ^. Comme Irénée et Origène, il témoigne de Tusage de baptiser les enfants ; mais il n'est p^s favorable à cette coutume : mieux vaut, pense-t-il, que le baptisé soit préalable^ ment instruit de la doctrine chrétienne, et qu'on puisse compter sur sa persévérance ^.11 appartient àl'évêque d'abord, et, après lui et avec son agrément, aux prêtres
i. De baptismo, 4.