‹ Histoire des dogmes (volume 2)Chapitre 156 sur 223 · Adv. haereses, I · texte numérisé non relu

Adv. haereses, I

seconde qui s'accomplit après le baptême si elle est nécessaire. La première a pour but de mettre l'âme dans un état de pureté sans lequel l'effet du sacrement ne saurait être durable (6, p. 655)^ ; elle doit porter sur toutes les fautes tant intérieures qu'extérieures (4, p. 648); commencée dans la crainte, elle s'achève par l'amendement du pécheur, conséquence naturelle d'une vraie conversion (2, p. 645). — Régulièrement, cette première pénitence ne devrait être suivie d'aucune autre, le chrétien baptisé ne devant plus connaître de défaillances. Malheureusement, ces- défaillances se produisent, et c'est pourquoi il existe pour les pécheurs une seconde planche de salut, une seconde pénitence (7, p. 656). Les menaces de Dieu aussi bien que les paraboles évangéliques ne s'expliqueraient pas sans cela (8). Or cette seconde pénitence ne s'accomplit pas seulement dans le cœur; elle comporte une série d'actes extérieurs qui constituent l'exomologèse, et que Tertullien décrit (9, pp. 659, 660).

Le premier est la confession des péchés. L'auteur ne dit pas expressément à qui il appartient de la recevoir 2 ; mais il ressort de tout son texte que cela revient à l'évêque ou à son délégué. Cet aveu, en effet, doit servir à déterminer la satisfaction imposée au coupable — « quatenus satisfactio confessione disponitur » (9, p. 660) — , satisfaction qui doit être déterminée dans sa rigueur et dans sa durée 3. Or cette satisfaction est au premier chef une mesure disciplinaire qui intéresse la communauté chrétienne, qui s'accomplit au milieu d'elle, dont il appartient par conséquent

1. Toutes les références qui suivent entre parenthèses se rapportent, à moins d'indication contraire, au De paenitentia, édit. Œuler.

2. Le passage « qua delictum domino confitemur » {De paenit.,9, p. 660) est en effet général et vague : tout aveu fait à l'évêque est en définitive fait à Dieu qu'il représente.

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