‹ Histoire des dogmes (volume 2)Chapitre 158 sur 223 · De paeniL, 9, pp · texte numérisé non relu

De paeniL, 9, pp

Facile impetratur semper quod filius postulat *. » Reste le dernier acte, qui consacre, pour ainsi dire, ce que la satisfaction a commencé : l'évêque pardonne au coupable (« veniam ab episcopo consequi poterit^ »), et lui rend la communion ecclésiastique. Le pécheur rentre dans l'église à la porte de laquelle il se tenait, et y prend part de nouveau aux prières et à la liturgie communes^. Dans son De paenitentia, Tertullien n'a rien dit de ce pouvoir d'absolution de l'évêque : mais il en a traité expressément, nous le verrons, dans son De pudicitia.

Ainsi entendue et décrite, l'exomologèse ou la pénitence n'est pas pour Tertullien, comme pour Hermas, une concession extraordinaire et transitoire : c'est une institution permanente, mais dont chaque pécheur ne saurait, du reste, profiter qu'une fois en sa vie. Tertullien est formel sur ce point, et l'on peut croire qu'il reproduit la discipline en vigueur de son temps : « Piget secundae, immoiamultimae spei subtexere mentionem... Collocavit in vestibule paenitentiam quae pulsantibus patefaciat, sed iam semel quia iam secundo ; sed amplius nunquam, quia proxime frustra^, » Si donc le pécheur retombe après sa réconciliation par l'évêque, l'Église ne lui permet plus de recommencer les exercices de la pénitence. On ne les saurait accomplir, publiquement et officiellement, qu'une fois ^.

Voilà une première et notable restriction : en voici une seconde. Il y a trois sortes de péchés que l'on doit sans doute confesser, pour lesquels on doit satisfaire, mais

i. De paenit., 10, p. 661,

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