‹ Histoire des dogmes (volume 2)Chapitre 161 sur 223 · De pudlC, 21, pp. 8i · texte numérisé non relu

De pudlC, 21, pp. 8i

370 LA THEOLOGIE ANTÉNICEENNE.

plissement, pourraient, comme les pécheurs ordinaires, être absous et réintégrés dans la communion : « Adimi quidem peccatoribus, vel maxime carne pollutis communicationem, sed ad praesens, restituendam scilicet ex paenitentiae ambitu, secundum illam clementiam dei quaemavultpeccatoris paenitentiam quammortem ^ » C'est Calliste lui-même qui leur donnait l'absolution de leurs fautes : « Ego et moechiae et fornicationis delicta paenitentia functis dimitto - » ; et s'il rapportait, pour justifier l'opportunité de sa mesure, diverses raisons tirées de l'Ecriture, il alléguait simplement, pour en établir l'autorité, le pouvoir des clefs remis à saint Pierre et communiqué à ses successeurs : « Super hanc petram aedifîcabo ecclesiam meam, tibi dabo claves regnicaelestis, vel quaecunque alligaveris vel solveris in terra erunt alligata vel soluta in caelis... Idcirco praesumis et ad te dérivasse solvendi et alligandi potestatem, id est ad omnem ecclesiam Pétri propinquam ^. »

De plus, le pape reconnaissait aux martyrs ou confesseurs un pouvoir analogue de réconciliation *. En quoi consistait au juste cette faculté? Tertullien en parle comme si les martyrs pouvaient, sans l'intervention de l'évêque, absoudre purement et simplement le coupable et le réintégrer dans la communion ^. Il serait cependant étrange qu'à Rome — où nous verrons que trente ans plus tard on refusait aux confesseurs presque toute qualité pour intervenir dans la réconciliation des lapai, — on leur eût, sous Calliste, re-

i. De pudic, 18, pp. 833, 834.

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