De pudic, 2fî, pp
5. « Alii ad metalla confugiunt etinde communicatores revertuntur... Christus in martyre est, ut moechos et fornicatores martyr absolvat» (De pudic, 22, pp. 845, 84G).
connu un privilège si considérable. 11 faut sans doute ne pas entendre à la rigueur les paroles de Tertullien, et voir seulement, dans le pouvoir en question, la faculté de donner aux pécheurs des lettres de recommandation et de communion qui devaient recevoir la ratification de l'évêque.
Enfin le décret du pape contenait probablement une dernière disposition mentionnée par les Philosophons mena * : les évêques, prêtres et diacres, s'ils tombaient dans une des trois fautes ad mortem^ ne seraient pas néanmoins déposés de leur charge : Et eTcidxoTCoç àfxapTOi Ti, ei xai Trpoç ôavaxov, ^y\ ôcïv xataTiôscôai (ix, 12).
Cette disposition avait été prise évidemment dans le but de sauvegarder aux yeux des fidèles la dignité de l'ordre ecclésiastique. En fait, elle supprimait pour le clergé la pénitence publique.
Tel était, pour autant qu'il nous est possible de le savoir, le contenu du décret de Calliste. C'était une mesure d'opportune condescendance : les ennemis du pape le présentèrent comme l'expression d'un impardonnable laxisme et une vraie usurpation de pouvoir. Tertullien ne se contente pas de récriminer : il discute ; et il ne conteste pas seulement la sagesse de l'acte, il conteste l'autorité du pape pour l'accomplir. Sans doute Calliste, com.me tout évéque, a le droit d'absoudre les leviora delicta — son adversaire le lui concède implicitement ^ — , mais il ne saurait remettre les delicta mortalia^. Les paroles dites à Pierre, continue Tertullien, lui étaient personnelles, et ne sauraient être étendues généralement à ses successeurs^. Dieu seul peut re-
1. Le traité de Tertullien De pudicitia, peut-être mutilé à la fin, ne la ^mentionne pas.