‹ Histoire des dogmes (volume 2)Chapitre 171 sur 223 · De cathol. écoles, unit., 6; Ep. LXIX · texte numérisé non relu

De cathol. écoles, unit., 6; Ep. LXIX

SAliNT CYPRIEN. 383

Qui la rejette rejette le Christ dont elle est l'épouse ^ . « Habere non potest Deum patrem qui ecclesiam non habet matrem 2. » Elle est l'arche en laquelle seule on peut être sauvé et purifié ^.

De cette Église ainsi conçue le caractère fondamental est l'unité. Saint Cyprien a écrit tout un traité — le De catholicae ecclesiae unitate — pour l'établir et s'en expliquer. La vraie Eglise, remarque-t-il, est unique, parce qu'il ne saurait y en avoir plusieurs ^, Mais surtout elle est intérieurement une, parce que, entre ses membres, pasteurs et fidèles, doit régner le lien de la commune foi, de la commune charité, et aussi le lien de la soumission des fidèles aux pasteurs ^. Cette unité est figurée parla tunique sans couture de Jésus-Christ ® ; par l'unité du pain et du vin eucharistiques composés de la multitude des grains de blé et des graines de raisin qui les ont produits ^ ; mais surtout elle nous est clairement signifiée par Notre-Seigneur établissant cette Église d'abord sur Pierre seul, et conférant premièrement à Pierre seul le pouvoir dont il devait ensuite investir les autres apôtres^ afin de nous révéler par cet acte symbolique l'unité qu'il voulait dans son Église : « Super unum aedificat ecclesiam, et quamvis apostolis omnibus post resurrectionem suam parem potestatemtribuat... tamen, ut unitatem manifestaret, unitatis eiusdem originem ab uno incipientem sua auctoritate disposuit... Exordium ab unitate proficiscitur, ut ecclesia Christi una monstretur ^. » Rejeter cette unité, c'est rejeter la foi, la foi du Père et du Fils, la loi de Dieu, le salut; c'est être étran-

\. Ep. ni, i.

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