Ep. LXVI
4. Ep. XXXni, 1; Cf. Epp. IH, 3; XLVHI, 4; LV, 8; LXVI, 1, 8. r>. Ep. LXVI, 8.
6. Epp. III, 3; XLV, 3; cf. la Lettre de Firmilien LXXV, 16 et les Sententiae episcoporum, 7&,
ques ensemble ne forment-ils qu'un seul corps, ainsi n'y a-t-il qu'un seul épiscopat auquel tous les membres de l'épiscopat participent : « Episcopatus unus est cuius a singulis in solidum pars tenetur ^ » ; et si l'un d'eux vient à faillir, les autres doivent venir en aide à son troupeau ^.
Voilà comment saint Cyprien conçoit l'Église : il la conçoit comme une vaste société une dans sa foi, et gouvernée par un sénat d'évêques ne formant qu'un corps. Mais assigne-t-il à ces évêques un chef ? Donne-t-il à ce sénat une tête? Admet-il une autorité supérieure qui établisse et conserve cette unité dont il est si jaloux? Reconnaît-il, en un mot, à l'évêque de Rome, une primauté de juridiction entre et sur ses collègues ?
Il n'est pas douteux que le pape Etienne n'ait, à l'occasion de la controverse baptismale, revendiqué cette primauté en sa qualité de successeur de saint Pierre, et ne se soit posé en évêque des évêques. Même contre des conciles nombreux, il réclama, sous peine d'excommunication, l'obéissance ^. Ces revendications de l'évêque de Rome, des modifications introduites dans le texte primitif du De catholicae ecclesiae unitate démontreraient peut-être que saint Cyprien, au fond, en reconnaissait le bien-fondé, s'il était établi — comme on a récemment et non sans quelque succès tenté de l'établir — que ces modifications émanent de l'auteur lui-même ^. Mais d'ailleurs, et abstraction faite de ces variantes ou interpolations, il est manifeste que saint Cyprien ne regarde pas le siège de
\. Decalh. eccl. unit., 3; Ep. LXVIH, 3.