Ep. LXIII, 17; cf. S
390 LA THÉOLOGIE ANTÉNICÉENNE.
et en leur nom ^; on l'offre aussi pour les morts 2.
Les idées de saint Cyprien sur la pénitence nous sont connues : ajoutons seulement ce qu'il dit de la nécessité de confesser ses péchés, et ses péchés intérieurs et secrets à l'évêque, et d'en recevoir le pardon après avoir satisfait : il s'agit, dans le premier texte, de chrétiens qui avaient eu la pensée d'apostasier sans en venir à l'acte : « Qui quamvis nullo sacrificii aut libelli facinore constricti, quoniam tamen de hoc vel cogitaverunt, hoc ipsum aput sacerdotes Dei dolenter et simpliciter confitentes exomologesim conscientiae faciant, animi sui pondus exponant, » etc. ^. « Confiteantur singuli, quaeso vos, fratres, delictum suum, dum admitti confessio ejus potest, dum satisfactio et remissio [facta] per sacerdotes aput Dominum grata est ■'. » On a vu qu'ailleurs l'évêque de Carthage accorde qu'en danger de mort, un prêtre ordinaire, ou même en son absence, un diacre peut administrer Texomologèse, et imposer la main à un pénitent « in paenitentiam ^ ».
Saint Cyprien mentionne souvent l'ordre et les ordinations ^ auxquelles l'évêque procédait avec son presbyterium ^, la consécration même des évêques, dont le rite est l'imposition des mains ^. Sur le mariage, il reproduit la doctrine de saint Paul concernant l'indissolubilité, et ses défenses de s'unir avec des infidèles^.
Comme les questions de gouvernement, les questions de morale l'ont naturellement préoccupé, et il leur a consacré plusieurs écrits. Relevons seulement quelques