‹ Histoire des dogmes (volume 2)Chapitre 18 sur 223 · Exod., XXXIII, li; DeiUer., IV, 37; Lament., IV · texte numérisé non relu

Exod., XXXIII, li; DeiUer., IV, 37; Lament., IV

4. Dalman [Die Worte Jesu, 245) nie cependant que ce fût là un principe de la philosophie juive à cette époque.

LA THÉOLOGIE ANTÉNICÉENNE. 3

38 LA THEOLOGIE ANTENICEENNE.

pie, à la Loi, et aussi à certaines personnes, à Moyse et aux patriarches, Abraham, Isaac et Jacob'*. Nous verrons qu'elle fut, et naturellement, appliquée au Messie.

Cette doctrine d'ailleurs se concilie très bien avec la doctrine de Dieu créateur de l'univers, que la conscience juive maintient énergiquement (Eccli., i, 8). Les premiers objets de cette création, ce sont les anges. Durant la période post-exilienne, l'angélologie s'était beaucoup développée chez les Juifs. A l'époque où nous sommes, ce développement n'est pas très sensible dans les livres canoniques, mais dans les apocryphes, l'imagination s'est donné libre carrière. Les anges, en nombre incalculable, sont les intermédiaires des communications divines. Ils ont une hiérarchie et des chefs : sept d'entre eux se tiennent constamment devant Dieu. Les principaux sont connus, Michael, Gabriel, Raphaël, UrieP. Ils sont préposés aux divers pays et luttent contre les puissances ennemies; ils sont également préposés aux éléments ^. Tous les anges cependant ne sont pas restés fidèles à Dieu. Une croyance très en vogue rattache au récit de la Genèse (vi, 2-4) la chute de ceux qui sont tombés : c'est la luxure qui les a perdus'*. Ces anges déchus ont aussi des chefs sur le nom desquels les traditions se mêlent un peu, Azazel, Semiaza, Mastema ou Satan, Béliar ^. Bien qu'ils soient liés dans les enfers, ces mauvais anges ne laissent pas que de nous porter au mal : mais ce sont

1. Apoc.de Baruch,lW,3, Midrasch Bereschith rabba. Vin, 2\Assompf. 'le Moyse, I, 14; Prière de Joseph, ap. Origène, In loann., II, -lo ^Lomm., I, 147).

2. Tobie, XII, Va; Dan., X, 13; VIII, IG ; Enoch, IX, 1; IV Esdr.,y, ao.

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