‹ Histoire des dogmes (volume 2)Chapitre 181 sur 223 · Ep. LIX · texte numérisé non relu

Ep. LIX

392 LA THEOLOGIE ANTENICEENNE.

On a déjà signalé quelques-uns des traités anonymes faussement attribués à saint Cyprien, et mis à la suite de ses œuvres (édit. Hartel, tom. III). Entre les autres, le Liber de rebaptismate méritera de nous occuper un peu plus loin. L'écrit AdNovatianum ne fait que reproduire contre Novatien la doctrine pénitentielle de l'évéque de Carthage. Le petit discours De aleatoribus, contre les joueurs, œuvre probable d'un évêque africain du m" siècle \ contient seulement en lait de dogme, en dehors de l'affirmation du droit des évêques (1-4), quelques détails relatifs à la réception de l'eucharistie (5). Quant au traité De montibus Sina et Sion, qui suit, et qui est peut-être une traduction du grec, il trahit pour auteur un allégoriste intrépide dont certaines interprétations (4) sont franchement surprenantes. M. Harnack 2 a voulu de plus y trouver la doctrine adoptianiste. Jésus serait l'homme, tandis que le Christ serait le Fils éternel ou le Saint-Esprit en l'homme : « Caro dominica a Deo pâtre lesu vocita est : Spiritus sanctus qui de caelo descendit Christus, id est unctus Dei vivi Deo vocitus est. Spiritus carni mixtus lesus Christus » (4 ; cf. 13 : « Spiritus sanctus Dei filius »). Cette explication toutefois a été contestée ^, et l'on trouve dans saint Cyprien •* une expression analogue.

§ 2. — La controverse baptismale s.

On a vu plus haut avec quel soin jaloux saint Cyprien réservait à l'Eglise le privilège de dispenser la grâce de Jésus-Christ. Cette idée, poussée à l'excès, devait le

1. V. p. MoNCEAnx, Histoire littér. de VAfr. chrét., U, pp. H2-H5.

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