Epp. LXXIV, 6; LXXV
3. Epp. LXIX, 10, 11 ; LXX, 3 ; LXXIII, 6 ; LXXIV, 4, 5; LXXV, 8, 12,
400 LA THEOLOGIE ANTENICEENNE.
celui-ci plus dangereux — , comment un ministre du sacrement qui n"a lui-même ni la vraie foi, ni la grâce, ni le Saint-Esprit pourrait-il en faire part aux autres ? Comment pourrait-il être I3 coopérateur de Dieu, étant son ennemi? « Quomodo autem mundare et sanctificare aquam potest qui ipse immundus est ?... aut quomodo baptizansdare alteri remissionempeccatorum potest qui ipse sua peccata deponere extra ecclesiam non potest ^ ? » « Haereticum hominem sicut ordinare non licet, nec manum imponere, ita nec baptizare, nec quicquam sancte et spiritaliter gerere, quando alienus sit a spiritali et deifica sanctitate -. » Et de même, il faut considérer la foi du baptisé, lequel ne saurait recevoir la grâce donnée dans l'Église qu'à la condition de croire comme l'Eglise ^. Que si enfin les adversaires invoquent l'usage de Rome, les Africains peuvent invoquer aussi le leur sanctionné depuis longtemps par le concile tenu sous Agrippinus ■*.
L'usage en effet, la « consuetudo » était un des principaux arguments que faisait valoir le parti du pape : « Nihil innovetur nisi quod traditum est, ut manus illis imponatur inpaenitentiam ^. » C'est celui que développe tout le Liber de rebaptismate : « Existimo nos non infirmam rationem reddidisse consuetudinis causam... quanquam haec consuetudo, etiam sola, deberet apud liomines timorem Dei habentes et bumiles praecipuum locumobtinere » (19). Aussi saint Cyprien tantôt nie-t-il
\. Epp. LXX, 4 ; LXIX, 8; LXXI, 1.