‹ Histoire des dogmes (volume 2)Chapitre 190 sur 223 · S. Basile, Epist. LXX, R G., XXXII · texte numérisé non relu

S. Basile, Epist. LXX, R G., XXXII

avait adopté les décisions romaines; mais pour lui, à Césarée, il suivait un usage contraire, bien qu'il fut disposé à transiger dans l'intérêt de la paix, et à reconnaître comme valide le baptême des simples schismatiques ^ Le concile de Nicée en Bithynie (325) admit les ordinations des novatiens (can. 8), mais il ordonna de rebaptiser les partisans de Paul de Samosate (can. 19). Saint Athanase affirme cependant ^ que ceux-ci baptisaient au nom de la Trinité, mais ils n'entendaient pas, dit-il, par le Père et le Fils, ce qu'entend l'Eglise : ils étaient hérétiques, et c'était assez pour qu'on repoussât leur baptême. Et pour le même motif, il rejette lui-même le baptême des ariens en le déclarant vain et inutile, x£vov xai àXuaiTEXsç ^ .

Quant à Antioche et à la Syrie, les Constitutions apostoliques, citées plus haut, prouvent qu'on y regardait encore, au iv^ siècle, le baptême des hérétiques comme invalide. A Jérusalem, saint Cyrille témoigne de la même discipline dans sa Procatéchèsey 7.

\. Epist. CXCIX, can. 47; Epist. CLXXXVIU, can. 1.

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