‹ Histoire des dogmes (volume 2)Chapitre 192 sur 223 · Hist. eccL, VII · texte numérisé non relu

Hist. eccL, VII

6. P. G., X, lo97, 1599; cf. Harnack, Gesch. der altchristl. Litter., Die Ueberlief., p. 421.

406 LA THEOLOGIE ANTENICEENNE.

La partie la plus importante de sa théologie est sa doctrine trinitaire. Ici, nous sommes plus amplement renseignés, grâce à un incident dont la portée est considérable pour l'histoire des dogmes, et qui se produisit entre les années 259-261.

Le sabellianisme n'avait pu sérieusement se maintenir en Occident après sa condamnation par Calliste. En Orient, sa vie fut plus longue. Origène avait dû, en 244, ramener à la vérité Févêque Bérylie de Bostra en Arabie ^ Celui-ci était-il proprement modaliste ou adoptianiste, il est difficile de le décider sur les courts renseignements d'Eusèbe. Il osait enseigner, dit l'historien, que le Sauveur n'existait pas avant l'incarnation dans un être propre, et qu'il n'avait pas eu une divinité à soi, mais seulement la divinité du Père renfermée en lui ^. Quoi qu'il en soit, sous l'épiscopat d'Héraclas, puis sous celui de Denys, on ne sait au juste à la suite de quelles influences, le sabellianisme se répandit largement en Egypte et surtout dans la Pentapole ^. L'erreur, bien que prêchée sous le nom de Sabellius, n'était pas tout à fait, du moins en apparence, le patripassianisme tel que Sabellius l'avait prêché à Rome. Un développement l'avait amenée à peu près à la forme suivante sous laquelle les auteurs du iv*^ siècle la décrivent, et à laquelle le nom de modalisme semble proprement convenir^.

Dieu, monade simple et indivisible, est une personne

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