S. Athanase, De senlentia Dionysii,S
4. Les sources principales sont : Saint Athanase, Expositio fidei, 2; Oratio contra Arianos III, 36; IV, 2, 3, 9, 43, 45, 17; De synodis, 16; De decretîs nicaenae synodi. Saint Hilaire, De Trinitate, IV, 12; Saint Epipuane, Haer. LXII.
DENYS D'ALEXANDRIE, METHODIUS. 407
unique : on le nomme uioTra-cwp, Père-Fils; mais en tant qu'il crée le monde, il prend le nom de Verbe. Le Verbe, c'est Dieu, l'uioTràTtop se manifestant par la création. Cette manifestation dure naturellement autant que le monde, et fait que l'aspect Verbe est en Dieu permanent.
Or, à ce monde ainsi créé la monade se révèle, dans l'Ancien Testament comme législateur : c'est le Père ; dans le Nouveau Testament comme rédempteur par l'Incarnation : c'est le Fils; et comme sanctificateur des âmes : c'est le Saint-Esprit. Mais ces trois états successifs de la monade ne constituent pas des personnes distinctes : ils sont seulement trois aspects, trois virtualités, trois modalités et comme trois noms du même être (wç eîvai Iv aia uTroffTaaei Tpetçôvofxaat'a!;). Les sabelliens, continue saint Epiphane, apportaient ici, pour rendre leur pensée plus intelligible, la comparaison du soleil : le Fils est comme la lumière, le Saint-Esprit la chaleur, le Père la forme orbiculaire de l'astre (tov Bl TcaTspa auTov sivai to eîSoç 7rà(TYi(; -zriq xjizocxaceoiç,) ■*.
De plus, remarquons-le bien, chacun de ces trois états est temporaire et transitoire. L'oioTraxcap cesse d'être Père dès qu'il s'incarne et devient Fils; il cesse d'être Fils dès qu'il apparaît comme Saint-Esprit^. Ce qui est Fils en Jésus-Christ, c'est l'humanité unie à Dieu : une fois l'union rompue, la filiation cesse d'exister. Toutes ces transformations s'expliquaient par un double mouvement dans la monade d'expansion et de retrait, uXaTUffaoç, cuaxoKri, qui en dilatait ou en concentrait l'action, et qu'on nommait la SiaXe^tç divine.
Ainsi, cette forme de Sabellianisme se distinguait