S.viNT EPIPHANE, Haer. LXH
2. Saint Epiphane, Haer. LXII, 3. S. Athanase {Or. contra Arian., IV, 25) suppose au contraire que c'est le Père qui apparaît ainsi comme Fils et Saint-Esprit, tout en restant Père.
408 LA THÉOLOGIE ANTÉNICÉENNE.
(le l'ancien patripassianisme 1° par le caractère transitoire des divers upôcooTra : on ne pouvait plus dire que le Père avait souffert; 2° par l'introduction dans le système de la personne du Saint-Esprit, dont il n'était pas autrefois question; 3° par l'égalité établie entre les trois aspects, Père, Fils et Saint-Esprit. Le Père, comme tel, n'était plus la source de la Trinité : il devenait une modalité secondaire et temporaire : la doctrine subordinatienne se trouvait ruinée par la base^
Tel était le système, ou quelque chose d'approchant, qui se répandit en Egypte et dans la Pentapole sous l'épiscopat d'Héraclas et de Denys. Ce dernier écrivit, pour le réfuter, diverses lettres- dont l'une entre autres adressée à Ammonius et Euphranor, deux évêques de la Pentapole, choqua par sa teneur les orthodoxes d'Alexandrie. Denys fut dénoncé au pape son homonyme. Un échange de lettres s'ensuivit, vers 259- 261, et le patriarche dut se justifier. On a conservé par saint Athanase , qui a composé un traité tout entier pour défendre la mémoire de son prédécesseur^, et par saint Basile ^ une partie malheureusement trop petite des pièces de cette affaire. Elle nous permet cependant d'en saisir assez bien la physionomie, et d'apprécier la position théologique des personnages en cause.
Les accusations portées contre Denys d'Alexandrie étaient précises. On lui reprochait : d'avoir trop séparé et divisé le Fils d'avec le Père : ôiatpsT xai (jLoxpuvet, xal [Aspi^ei Tov uibv dno tou Trarpôç ^ : de nier l'éternelle paternité de Dieu et l'existence éternelle du Fils : oôx