De sententia Dionysii
DENYS D'ALEXANDRIE, METHODIUS. 409
à&i ^v ô ôcoç TraTT^p- oùx asi r,v ô uioç... r,v tzotÏ ots ouk ^v, oii yoLp àî^idç £(j-civ^ : de ne pas dire que le Christ est ôaoouaioc; à Dieu : w; ou Àlyo^'^oç fov XpiffTov ôfxooucriov eîvai tw ôew- : enfin de faire du Fils un simple fils adoptif, une créature étrangère au Père par sa nature, et de se servir, pour exprimer leurs rapports, de comparaisons choquantes, telles que : le Père est le vigneron, le Fils est la vigne ; le Père est le charpentier, le Fils la barque
qu'il a construite : TroiVjijLa xat y^vriTOv etvai Tov uiov Tou Ô£OU, |i.TqT£ §£ çuff£i iStov, aXÀà isvov xax' ouffiav auTOv £lvai tou Traxpdç, &aiz£p IffTiv ô Yswpyoç Trpo; tov auTrsXov xai ô vauTcriyoç irpoç to cxacpoç, xat yotp to; 7rotr,|JLa wv oùx ^v Trpiv yivTiian^. Cette
dernière phrase, tirée de la lettre à Euphranor, contenait en somme tout Tarianisme.
Il fallait aviser immédiatement. Denys de Rome, qui avait reçu l'accusation, le fit par deux lettres : l'une privée au patriarche, pour lui demander de se justifier; l'autre destinée à la publicité, et qui formulait ce que le pape pensait être la vraie doctrine. De cette dernière, la plus importante, saint Athanase a heureusement reproduit une partie dans son De decretis nicaenae synodi, 26.
Le pape y repoussait d'abord le sabellianisme, puis condamnait ceux qui divisent la monarchie divine en trois hypostases et trois divinités séparées, en trois hypostases étrangères l'une à l'autre : eïç tdeT; Suvaij.£tç Tivàç xai {ji,£!jLSpi(7u.£va(; Û7ro!7Ta(7£i; xal ÔEo'TTjTac; Tpeîç... sîç Tpeïç u7roaTa(7£i(; ^sva; czXXrjÀtov TravrocTraffi X£/topi(7ui.£va(; Il faut au contraire, continuait-il, que la Trinité soit ramenée à l'unité, qu'elle soit ramassée et récapitulée, comme dans un faîte, dans un qui est le Dieu de l'univers : TYjV ÔEiav Tpiâoa £tç £va, w(77r£p eiç xopucpv^v Ttva (tov ôeov twv
i. De sent. Dionys., 14.