De sent. Dionys., i
410 LA THÉOLOGIE ANTÉNICÉENNE.
oXwv Tov TCavTOxpatopa li*(Oi) cuvxsipaXaioucôaiTs xai auvdcYeffOai TTôcffa àvay)^?). Il condamnait ensuite Terreur intolérable — c'était son expression — de ceux qui font du Fils une créature, et qui supposent un temps où il n'était pas, et il concluait : « Ainsi donc, il ne faut pas diviser en trois divinités l'admirable et divine monade, ni diminuer par le mot de création la dignité et l'éminente grandeur du Seigneur; mais il faut croire en Dieu le Père tout-puissant, et en Jésus-Christ son Fils, et au Saint-Esprit, et à l'union du Verbe avec le Dieu de l'univers, car le Père et moi, dit-il, ne sommes qu*un, et Je suis dans le Père et le Père est en moi. Ainsi sera sauvegardée et la Trinité divine et la sainte prédication de la monarchie. »
Le pape se tenait ainsi à égale distance du sabellianisme, du trithéisme, et de l'arianisme. De l'ôfxoouffioc il ne disait rien : le mot était nouveau, et si son collègue d'Alexandrie l'évitait, le pape, lui, ne voulait pas l'adopter. Rien non plus contre le subordinatianisme strictement entendu ; mais la doctrine de la génération temporelle du Fils était implicitement condamnée ou abandonnée. Sans distinguer entre le Verbe intérieur et proféré, entre la conception et la naissance du Fils, saint Denys prononçait simplement de ce Fils, qu'il avait toujours existé, bien qu'il fût dans le sein du
Père : eî yàp y^Y^'^^^ ° ^''°'î) ^^ ^^^ °^^ ^i^' *^'^ ^' "'^'^ ^^ ï^ ^^ "^^^ Trarpi eanv.
Denys d'Alexandrie répondit au pape par deux lettres. La première, écrite sur-le-champ, n'était qu'une ébauche d'apologie^ ; la seconde, composée à loisir et intitulée "EXeyxoç xai àTroXoyia, en quatre livres, présentait une justification en règle. De celle-ci il nous est resté des fragments dont voici l'analyse.