De sent. Dion
DENYS D'ALEXANDRIE, METHODIUS. 411
Le patriarche s'y défend d'abord de nier l'éternité du Fils : loin de la nier, il raffîrmait au contraire, et il la prouvait par le même argument qu'Origène : Dieu est la lumière éternelle , le Fils est l'éclat de cette lumière ; or la lumière luit toujours : le Fils est donc éternel comme Dieu : Où y*P '^^ ^'^^ ôôebç oùx y\yt izaT-rip.., ovTOç oOv aîojvi'ou tou Trarpoç, auoviO(; ô oîo? Igti, cpwç ex cpojxo; wv . Passant ensuite au reproche de rejeter laconsubstantialité du Père et du Fils, Denys observe que, sans doute, il lui était arrivé de se servir en passant (e^ ETTiSpoiJi-Tiç) de certaines comparaisons impropres pour mettre en lumière les relations du Père et du Fils, mais qu'il avait insisté ailleurs sur d'autres mieux accommodées, comme celle des parents et des enfants, de la racine et de la plante, de la source et du fleuve. Que s'il n'avait pas employé le mot ôtAoouatoç, ce n'était pas qu'il en repoussât le sens, mais c'était parce qu'il ne l'avait pas trouvé dans les Ecritures ^. Puis reprenant la comparaison de l'esprit et de la parole déjà proposée par saint Justin et Tertullien, il s'efforce de la préciser et de la corriger : « L'esprit, dit-il, produit la parole et se manifeste en elle : la parole révèle l'esprit dans lequel elle est produite ; l'esprit est comme la parole immanente ; la parole est l'esprit s'élançant au dehors... Ainsi l'esprit est comme le père de la parole et existe en elle ; la parole est comme la fille de l'esprit... Ils sont l'un dans l'autre bien qu'ils soient distincts l'un de l'autre : ils sont un quoiqu'ils soient deux (ev elaiv, ovxeç ôuo) : ainsi le Père et le Fils ont été dits être un et l'un dans l'autre (ev xat Iv à/Xv^Xoiçj^. » — L'accusation de séparer et de diviser le Père d'avec le Fils et le Saint-Esprit n'avait pas plus de fondement;
i. De sent. Dion., lo.