Epist. CCX, S
DENYS D'ALEXANDRIE, METHODIUS. 417
Trinité (oute ouv xtkttov ti, r\ SouXov Iv t^ xpiaoi) ; il n'y a rien de surajouté, comme si, n'existant pas d'abord, il était survenu plus tard. Le Fils n'a donc jamais manqué au Père ni l'Esprit au Fils : cette même Trinité est toujours immuable et inaltérable. » Une pareille formule, affirmant nettement, avec la distinction des personnes, leur éternité et leur égalité, l'immortalité et la perfection non seulement du Père, mais aussi du Fils et du Saint-Esprit, est sensiblement en progrès sur les théories du Ilepi àp/wv.
Il n'est pas sûr qu'Hiéracas \ savant ascète de Léontopolis en Egypte, ait été, comme Grégoire, disciple d'Origène, car il a pu lui emprunter quelque chose de ses erreurs sans avoir d'ailleurs suivi ses leçons 2. La doctrine d'Hiéracas sur le Verbe était exacte : il croyait, rapporte saint Épiphane, que le Fils est vraiment né du Père, et que le Saint-Esprit en vient aussi (Ix Trarpoç sTvai) ^. D'autre part, Arius, nous le savons, opposait sa propre doctrine à celle de notre auteur : il lui reprochait de dire que le Fils était par rapport au Père Xuyvov d-KO Xu/vou, r\ wç XauTraSa sîç ôuo ^, OU, ainsi que saint Hilaire l'explique, que le Père et le Fils étaient comme deux flammes alimentées par la même huile, la seconde cependant dérivée de la première^. C'est bien l'unité de nature; mais Arius, qui savait l'enseignement d'Hiéracas suspect à d'autres égards, espérait, par cette opposition, donner le change sur le sien propre.
Hiéracas, en effet, formulait sur d'autres points des erreurs graves. Il confondait le Saint-Esprit avec Mel-
i. Source : S. Épiphane, Haer. LXVH; LXIX,7: LV, S.