‹ Histoire des dogmes (volume 2)Chapitre 215 sur 223 · P. G., XXXIX, 1085 sqq · texte numérisé non relu

P. G., XXXIX, 1085 sqq

7. L'ouvrage est perdu, mais mentionné par Photius, Biblioth., cod.

8. Ed. Beeson (1906). On n'en a, sauf quelques fragments en grec, qu'une version latine, qu'une récente découverte permettrait de dater

440 LA THÉOLOGIE ANTÉNICÉENNE.

Chalcédoine désigne comme son auteur un certain Hegemonius dont nous ne savons rien de plus^ Dans ces Acta les renseignements intéressants abondent, et peut-être y a-t-on incorporé des documents de la première heure. L'ouvrage appartient à la première moitié ou au milieu du iv« siècle.

En dehors de ses arguments contre le manichéisme, plusieurs auteurs ont relevé, dans sa christologie, le tonadoptianiste ou peut-être nestorien du chapitre 60 2. Mani reproche à Archelaus de faire de Jésus le Fils de Dieu par adoption et non par nature : « Ergo per profectum filius videbitur et non per naturam » (59). A quoi Archelaus répond en distinguant le fils de Marie du Christ de Dieu qui est descendu sur lui, et qu'il paraît confondre avec le Saint-Esprit : « Est enim qui de Maria natus est filius, qui totum hoc quod magnum est voluit perferre certamen, Jésus. Hic est Christus dei qui descendit super eum qui de Maria est... Cum resurrexisset ab inferis, adsumptus est illuc ubi Christus filius dei regnabat... Spiritum qui de caelis descenderat, per quem vox paterna testatur dicens : Hic est filius meus dilectus, nullusalius portare praevaluit, nisi qui ex Maria natus est, super omnes sanctos lesus. »

(les environs de l'an 400. V. Harnack, Geschichte der altchristï. Litter., Die Chronologie, II, pp. 548, 549.

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