‹ Histoire des dogmes (volume 2)Chapitre 58 sur 223 · Harnack, Lehrb. der DG., I, p · texte numérisé non relu

Harnack, Lehrb. der DG., I, p

Or, comment auraient-ils mis en avant des écrits qui auraient contredit leur sentiment? Les mots eiprivviç Ivexsv n'ont donc pas le sens et la portée qu'on leur attribue. Quant àEleuthère, bien que saisi de la question, il ne paraît pas, non plus que son successeur Victor, l'avoir tranchée définitivement. Elle le fut par Zéphyrin qui, ignorant d'abord du véritable état des choses, puis renseigné parle monarchien Praxeas, put arrêter à temps les lettres de communion déjà expédiées aux églises montanistes \

Tous ces écrits et ces mesures, s'ils n'arrêtèrent pas immédiatement le mouvement montaniste, limitèrent du moins sa diffusion et ses progrès. En Afrique, la secte s'étendit peu : elle avait presque entièrement disparu vers 370 et elle s'évanouit tout à fait au temps de saint Augustin ^. En Orient, sa vie fut plus tenace ; elle eut ses martyrs dont elle faisait grand état ^. Les rigueurs de Constantin et de Théodose ne réussirent pas à l'extirper, et Sozomène témoigne que les montanistes étaient encore fort nombreux de son temps ^. Ils ne semblent pas avoir survécu au vi^ siècle.

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