‹ Histoire des dogmes (volume 2)Chapitre 61 sur 223 · Banquet, ix · texte numérisé non relu

Banquet, ix

î). S. Basile, Epist. cclxiii, 4.

L'Egypte n'échappa pas complètement à l'erreur. Dans la première moitié du iii^ siècle, nous y trouvons celle-ci soutenue par un évéque, Nepos, sous sa forme la moins spiritualisée, dans un ouvrage intitulé "EXey/o; àXXrjYopiatwv, et par un certain Goracion ayant avec lui des Églises entières K Quant au reste de l'Afrique, l'autorité de TertuUien contribua probablement à l'y répandre et à l'y maintenir. Elle s'étale tout au long dans les poèmes de Commodien ^ et, au commencement du IV® siècle, dans les Institutions dwines de Lactance ^. En Styrie, vers la même époque, l'évêque Victorin de Pettau (f 303), au rapport de saint Jérôme ^, la professait aussi.

Il s'en faut cependant que l'opinion millénariste réunît tous les suffrages, et nous voyons de bonne heure de vigoureuses protestations s'élever contre elle. Saint Justin ne fait pas difficulté d'avouer que beaucoup de chrétiens orthodoxes ne l'admettent pas ^, et saint Irénée semble aussi le supposer, car les gens qu'il comhdX putantur, dit-il, j^ecte credidisse [Adç. haer, v, 31, 1). Au début du iii^ siècle, le prêtre Gains en est, à Rome, l'adversaire décidé ^, et Origène ^ commence contre elle une campagne que son disciple, saint Denys d'Alexandrie, mènera avec entrain ^. Le grand allégoriste n'était pas embarrassé pour expliquer les passages de l'Écriture qu'on lui pouvait objecter, et il avait bientôt fait de traiter d'esclaves de la lettre [solius littei^ae discipuli) et de judaïsants

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