Athénagore, Supplie, 9; S. Justin, Apol. i
rite de ces prophètes suffisait à trancher le débat. Or elle se trouvait en tout favorable au christianisme. Voilà ce qu'expose longuement le Dialogue a^ec Try~ phon (63 sqq.) où l'auteur met en relief les circonstances des prophéties réalisées. — Toute cette argumentation de saint Justin est forte dans son ensemble, mais combien lâche souvent et insuffisante dans le détail au regard de nos exigences actuelles, il est à peine besoin de le remarquer.
Ainsi, les écrits des Juifs contiennent la vérité chrétienne : ils sont nôtres plus qu'ils ne sont à eux. Avec la nouvelle économie l'ancienne Loi qui l'avait préparée a pris fm : elle est abrogée : Israël n'est plus le peuple de Dieu : l'Israël spirituel ce sont les chrétiens ^
§ 3. — La doctrine chrétienne dans les apologistes^.
Quelle est la doctrine de cet Israël nouveau ? Il ne faut pas s'attendre, je l'ai remarqué, à en trouver dans les apologistes un exposé complet. Mais on en trouve des éléments qu'il importe à tous égards de relever.
Il est presque inutile d'observer d'abord que les Apologistes regardent comme également inspirés les livres de l'Ancien et les livres du Nouveau Testament, et accordent à ceux-ci, sans les mettre peut-être sur le même pied, une autorité semblable à celle des premiers. C'est le Verbe divin, dit saint Justin, qui a mû les Prophètes^; mais la parole de Paul, remarque Théophile, est aussi la parole de Dieu (ôcïo; Xdyoç, m, 14, cf. 13), et